David Bowie, rock’n ‘roll animal !

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1973, Hammersmith Odeon, Londres. Les sunlights s’éteignent une ultime fois sur Ziggy Stardust and the Spiders from Mars au bout d’une tournée mondiale de plus d’un an. Si ce soir-là le chanteur met fin à cette personnification androgyne qu’il a créée, la légende de celui qui vient de révolutionner le rock est née…

Par Stéphane MOISSET

Bowie, un mythe, une légende du rock, dont la carrière va durer 49 ans et fleurira les bacs de 26 albums solos dont chacun comporte un tube tant inoubliable qu’intemporel. En 1964, Celui qui s’appelle encore David Jones commence sa carrière musicale, en tant que sax alto, au sein de différentes formations de Rythm’n’Blues comme The Manish Boys. Il apparaît un soir au cours de l’émission « BBC Tonight » comme porte-parole de « l’Association pour la prévention de la cruauté envers les hommes aux cheveux longs », expliquant les railleries dont sont victimes quotidiennement ceux qui ne souhaitent pas rentrer dans le moule traditionnel de la bonne société britannique.

Sa rencontre avec le manager Ken Pitt, qui le repère sur la scène londonienne du Marquee Club en 1966, marque un tournant dans sa carrière. Grâce à lui, le jeune Jones découvre Schiele, Wilde et les auteurs « décadents » du XIXe siècle, mais aussi le premier album du Velvet Underground. Les voix de John Cale et Nico, la guitare de Lou Reed vont changer radicalement son approche musicale : il s’engage désormais sur des lignes mélodiques plus sombres. Afin de ne pas être confondu avec le leader des Monkees, Pitt lui conseille de prendre un pseudo. il choisit celui de « Bowie » qu’il emprunte à l’un de ceux qui périrent au fort Alamo en mars 1836, pendant la révolution texane, fasciné par l’interprétation de Richard Widmark dans le film éponyme de John Wayne réalisé en 1960.

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Crédit photo couverture : Jimmy King