Rencontre avec Noé Parpet, président du NOSIG – Centre LGBTI+ de Nantes

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Créé en 1997, celui qui est devenu l’an dernier le Nosig [Nos orientations sexuelles et identités de genre] souhaitait, à l’origine, créer un lieu d’accueil qui puisse répondre aux besoins de dialogue, d’information, de prévention médicale et de vie culturelle de la communauté homosexuelle nantaise. Vingt ans plus tard, l’association s’est développée, comptant pas moins de 150 adhérents, et s’engage sur de nombreux chantiers, au sein d’une ville où, paraît-il, il fait bon vivre… Rencontre avec Noé Parpet, 21 ans, son nouveau président.

Propos recueillis par Gregory Ardois-Remaud

D’abord, pourquoi ce nom ?
Nosig est une association qui a connu de nombreux changements : à l’origine, elle s’appelait Si Maman savait puis Le Sheila. Il devint ensuite le Centre lesbien et gay nantais [CLGN] puis le Centre LGBT de Nantes [CLGBT] et, depuis l’année dernière, Nosig. C’est un nom plus inclusif et symbolique de l’évolution de nos valeurs et de notre approche associative.

Parle-nous de vos actions…

Elles se déclinent d’abord au quotidien : accueil et orientation des personnes, information, accueils conviviaux, interventions de sensibilisation aux discriminations, accompagnement pour les demandeurs et demandeuses d’asile, prévention et réduction des risques. Nous avons aussi des actions plus ponctuelles. En effet, nous prenons part aux débats concernant les personnes LGBTI+, nous travaillons à faire vivre la mémoire des déporté.e.s LGBTI+. Enfin, nous travaillons aussi sur des événements culturels.

 

Justement, quel est votre prochain gros événement ?

C’est le Festival des cultures queer Pride’n’Art qui se tient depuis le 24 septembre et jusqu’au 19 octobre et pour lequel un financement participatif est lancé sur notre Hello Asso. On compte sur vous…

En 2014, Nantes était élue par le magazine Têtu comme la troisième ville la plus gay-friendly de France. Selon toi, c’est une réalité ?
La vie LGBTI+ à Nantes est riche, mais elle fait face au même problème de disparition des commerces qu’un certain nombre de villes. En effet les bars lesbiens sont rares. L’an dernier, c’est un bar gay historique de Nantes, Le Fée maison, qui a fermé et été repris pour une clientèle hétéronormée… Mais, effectivement dans l’ensemble, Nantes est une ville jeune et progressiste, ce qui fait qu’il n’y a aucun problème majeur au vivre LGBT.

Quel lieu conseillerais-tu pour sortir à Nantes ?

Je vais parler de mon lieu « historique », le premier bar LGBT où je suis allé. Quand nous sommes arrivés à Nantes, avec ma meilleure amie, nous avons cherché un «bar gay». On est tombés sur le Night L, qui est un bar lesbien- friendly. Depuis, c’est notre bar, celui où l’on va prendre un verre, faire nos soirées, où on a rédigé les statuts et le corpus de revendications de l’association LGBTQi+ de l’université il y a deux ans… C’est un lieu que j’aime bien et où j’ai le plus de souvenirs.

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Facebook : @CLGBTNantes
Pour soutenir le festival Pride’n’Art, rendez-vous sur helloasso.com/associations/nosig

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