Bright Light Bright Light de passage à Paris

ENTRETIEN

Bright Light (ou Bright Light x2 pour les intimes) est un artiste incarné par le sublime Rod Thomas dont les collaborations avec Elton John ont été des plus remarquées outre-Manche. Trentenaire Irlandais et gay engagé, il propose une musique pop dynamique et puissante à l’instar de celle que l’on aimait dans les 90’s. 

Lors de sa venue à Paris début octobre, il nous a fait l’amitié de bien vouloir répondre à quelques questions pour permettre au public Français de le découvrir en attendant son retour sur une scène Parisienne tant le succès fut au rendez-vous à La Boule Noire.

Son nouvel album éponyme, auquel a participé le duo Français Cassandre, est déjà disponible sur toutes les plateformes. 

1 / Ta tournée mondiale s’est arrêtée à Paris pour un concert unique à La Boule Noire le 2 octobre dernier. Pourquoi avoir choisi Paris (tu étais déjà venu en 2016 au Trianon) ?

Paris est une de mes villes préférées ! J’ai passé beaucoup de temps dans la capitale, j’y ai beaucoup d’amis et bien entendu je viens de sortir mon album en France ; cela me semblait évident de m’arrêter ici. C’est toujours super de s’arrêter quelques jours ici. 

2 / As-tu un message pour nos lecteurs ? 

« Bonjour ! » J’espère que vous allez kiffer mes chansons. Bien que certaines chansons puissent être tristes, c’est l’ensemble qui est à considérer comme joyeux. J’aime utiliser la musique pour aider les gens à se regrouper donc j’invite ceux qui m’écouteront à partager les musiques qu’ils aiment sur mes réseaux sociaux pour se faire des potes et les rencontrer lors de mes concerts ; c’est ainsi que se construit ma musique. Il y a beaucoup de références aux B.O.F des années 80 et 90 donc si vous êtes fans des « Romy & Michele », « Flashdance » et autre « Mannequin », vous aimerez sans doute ma musique !

3 / Raconte nous un peu ce 1er live parisien s’il te plait.

 

C’était très spécial ! En première partie, à 19h30, j’ai joué quelques morceaux en acoustique au piano. Ensuite, à 20h15, un show énergique avec mon groupe, dans une ambiance « dancefloor entre amis ». J’aime jouer sur ces deux tableaux, les chansons étant totalement différentes d’une version à l’autre. J’ai sorti une version au piano des titres que mes fans aiment le plus, donc j’aime bien proposer ces deux univers en concert. 

4 / Ton duo « All in the name » avec Elton John est une vraie performance et tu avais même été la 1ère partie sur sa tournée mondiale. Aimerais-tu faire un duo avec un artiste Français sur un titre tel que « Nos cœurs asymétriques », 1er titre de l’album disponible depuis le 28/09, ?

Merci ! J’adore collaborer avec d’autres artistes tu sais, c’est ce que je préfère. J’adorerais travailler avec Camille ou Christine (and the Queens) pour faire un duo. J’aime leurs énergies et leurs styles, leurs voix sont si cool. 

5 / Comment décrirais-tu ta musique ? 

De la pop music colorée, aussi folle que sérieuse. J’écris sur les blessures de cœurs, mais j’adore rire donc il y a beaucoup d’humour dans ma musique. J’écris aussi sur des sujets plus sérieux tels que la santé mentale, la famille et le respect. Par-dessus tout, c’est intime et cela vient du cœur, avec cette touche sympa des années 80/90 !

6 / Tu es très engagé dans les causes LGBT (Gay Games ou bien encore la pride de Cardiff), penses-tu qu’il soit important, en tant que musicien gay d’être ainsi engagé ?

Personnellement, ayant un public et une petite capacité à porter une voix, j’ai le sentiment que je veux vraiment être engagé dans les causes LGBT. Je m’inquiète de tous les sujets qui touchent la communauté et je passe beaucoup de temps à collecter des fonds et à travailler avec des œuvres – dont beaucoup d’œuvres LGBT- dès que je peux. Je trouve dommage de ne pas aider la communauté quand tu en est partie intégrante, il est donc essentiel pour moi de faire quelque chose.

C’est prenant de savoir à quel point la communauté veut que l’on fasse des choses en tant qu’artiste, de représenter ou d’aider à célébrer. Avoir la possibilité de faire quelque chose pour la communauté est la chose la plus gratifiante. 

Questions/traduction : Rémi BERGER pour Garçon Magazine

Remerciements à BrightLightx2 et à Julien PIRAUD