Plus d’un Parisien sur deux refuse d’être en couple avec « un noir ou un arabe » !

SONDAGE

Selon un sondage Ifop et Cam4, les parisiens choisiraient leur partenaire en fonction de ses origines et de son lieu d’habitation ! 

En France les préjugés ont la vie dure, en particulier chez les habitants de la capitale. L’Ifop vient de publier ce lundi avec CAM4 un sondage des plus surprenants ! 2000 parisiens ont été interrogé sur leur vie de couple et sur la manière dont ils choisissent leur partenaire.

« Les résultats soulèvent une discrimination inquiétante et bien réelle » 

Les parisiens sont près de 51% à refuser de se mettre en couple avec un conjoint originaire d’Afrique, d’Asie ou du Maghreb. Ils sont également 28% à refuser une relation avec un habitant de la Seine-Saint-Denis (93).

Le facteur géographique et les origines ethniques seraient donc déterminantes dans la relation. 

Le beau discours de la mixité 

Cette étude met en exergue « une véritable rupture entre le discours valorisant la mixité sociale et la réalité des choix conjugaux » révèle l’Ifop. Il apparaît claire que les parisiens sont peu nombreux à vouloir un métissage impliquant une trop grande distance sociale, ethnique ou culturelle. 

Les préjugés bien encrés 

Les hommes originaires des pays d’Afrique ou du Maghreb ont une « mauvaise image dans l’inconscient collectif ». Ils sont souvent représentés dans les médias comme très conservateurs et peu respectueux de l’égalité des sexes.

Les habitants de l’Ouest parisien, plus bourgeois, sont souvent décris comme très conservateurs et cela se vérifie :

 

Ils sont 75% (contre 69% pour l’ensemble des parisiens) à refuser catégoriquement une relation avec un habitant de Saine-Saint-Denis ou un homme d’origine étrangère. 

Le directeur du service politique de l’Ifop, François Kraus, explique ces chiffres : « Comme pour leurs stratégies scolaires ou résidentielles, les choix conjugaux des Parisiens n’échappent pas à des rapports de domination de ‘classe’ ou de ‘race’ […] le métissage [transgresse] des interdits encore très présent dans les esprits […] Comme dans d’autres domaines, les Parisien(ne)s cultivent donc en matière sexuelle et conjugale une sociabilité de l’entre-soi qui favorise une forte endogamie géographique, sociale et culturelle ».

Un constat bien triste pour tous ceux qui oeuvrent en faveur de la mixité. 

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