NED – Docile « On ne retient souvent que le bonheur »

« Les gens étaient touchés par ma démarche et en même temps se foutaient de ma gueule »

Vous connaissiez Mélissa Mars ? Je vous propose de découvrir « NED ». Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose pour l’instant mais c’est une artiste qui va nous étonner j’en suis certain.

 

Son premier album solo, « DOCILE », sort le 8 avril et il sera à écouter d’urgence. J’ai eu le plaisir de le découvrir en avant-première et que dire…peut-être que j’ai ressenti la même chose qu’en écoutant « Cendres de Lune » de Mylène quand j’étais petit. Une bombe musicale qui débute et qui inscrira son nom dans le temps. Dans cet opus, elle nous parle d’intime, de cul, de l’amour, de l’amitié, du suicide, mais tout cela avec une légèreté puissante.

 

Disponible depuis quelques jours, découvrez aussi son nouveau clip « VENISE » :

 

 

Parlons-en avec elle…pour découvrir une femme étonnante et détonante !

Par Rémi BERGER

 

Pour commencer, peux-tu te présenter s’il te plait ? Qui est « NED » ?

Je suis depuis 4 ans auteure, compositrice, interprète. A côte de mon activité artistique, je suis aussi journaliste. Il m’a fallu une bonne quinzaine d’années avant de me laisser aller à la musique.

 

Pourquoi le pseudo « NED » ?

Si tu veux en fait, quand j’ai monté « Looking », quand à la fin des concerts on demandait être suivis sur les réseaux, les gens ne retenait pas « Looking for Emma » et c’était finalement un peu compliqué.

L’idée était donc de trouver un pseudo plus court et à titre personnel, j’avais toujours détesté les noms courts à la « Shy’m » ou à la « Tal ». Je ne comprenais pas pourquoi il fallait des noms comme ça. Finalement, en le vivant moi-même, j’ai réalisé que c’était beaucoup plus simple donc « suivez-moi, NED, N.E.D » et voilà.

NED, c’est finalement une lettre de mon prénom, une lettre de mon nom de jeune fille et une lettre de mon nom de femme mariée.

 

Avant d’être NED, tu étais donc la chanteuse du groupe « Looking for Emma ». On la recherche encore Emma ou est-ce terminé ? 

Non, le groupe en tant que tel n’existe plus. J’ai fait pas mal de folk avec lui. C’était un style un peu plus « indé », ancré sur de la pop anglaise. J’ai arrêté il y a maintenant deux ans. J’ai désormais toujours les mêmes musiciens mais ce n’est plus le même guitariste-compositeur.

C’est finalement une évolution naturelle et non pas une rupture totale. Désormais je chante en français et mon projet actuel s’oriente plus sur de l’acoustique.

 

Allez, Flash-back ! Tes débuts musicaux l’ont été sur ton lit d’hôpital (NED fût hospitalisée de longs mois -NDLR-). Finalement pourquoi la musique ?

C’est venu comme ça à une période où j’avais besoin de faire autre chose, de me changer les idées. C’est devenu une évidence, comme une obligation. A un moment donné tu as besoin d’oublier un peu tes traitements et de sortir de tout ça. J’ai donc pris des courts de chants qui m’ont en autre permis de mieux respirer. D’une simple thérapie en quelques sortes, j’ai finalement adoré l’exercice.

Le hasard a aussi fait que je partageais ma chambre avec une personne qui connaissait un des musiciens de Bénabar. De fil en aiguille j’en suis en fait arrivée avec Looking à jouer avec les musiciens de Bénabar.

 

« Les gens étaient touchés par ma démarche et en même temps se foutaient de ma gueule »

 

 

Ok belle aventure ! Mais dis-moi, j’ai vu que tu avais des méthodes commerciales disons…étonnantes ! Comment est-on reçu lorsqu’on démarche les maisons de disque avec un Ukulélé ?

Les gens étaient touchés par ma démarche et en même temps se foutaient de ma gueule (éclats de rires). J’étais tellement sûre de moi et j’avais tellement envie de le faire. J’ai annoncé que je n’avais jamais fait de musique et que je voulais faire un EP. On m’a présenté un compositeur, Benjamin Paolonetti, avec qui j’ai bossé. Voilà comment tout a commencé.

Une grande date à venir donc puisque ton premier album solo va sortir le 8 avril 2019, l’éclosion de NED après une année de préparation. Stressée ? Impatiente ? Heureuse ?

Je suis hyper contente et sereine. Bon, totalement fatiguée après autant de boulot mais là j’ai l’impression de décompresser en fait. Je ne me dis pas « je joue ma vie » mais j’espère que les gens vont aimer mes chansons. Après, les gens aimeront ou pas mais j’espère que le public ressentira tout le cœur et le travail qu’il y a dans cet album.

 

« Un titre qui parle de cul et qui sent le cul »

 

Je te propose de présenter ton album, titre par titre aux lecteurs de Garçon Magazine.

 

DOCILE (single à paraitre)

Ce titre ? Pour faire simple j’ai eu envie d’écrire un titre qui parle de cul et qui sent le cul voilà ! (Éclats de rire à nouveau).

 

VENISE (single déjà disponible)

L’inverse ! La solitude amoureuse qu’on peut ressentir avec une personne avec qui l’on vit.

 

CHAMBRE 237

Ce n’est pas le numéro de ma chambre en fait. Il manquait un titre et nous étions à 237 pistes…alors en une nuit j’ai composé ce titre que j’ai proposé à Guillaume Soulan. Sa réponse ? Encore du cul !

 

MA DOLL

Une chanson pour ma fille

 

LA FIEVRE

L’amour interdit. Rencontrer quelqu’un alors qu’on ne peut pas.

 

ENVIE DE TOI

Même thème que « La Fièvre ».

 

JE NE SAIS PAS

Hésiter entre deux personnes…le dilemme.

  

JENNY

L’histoire d’une amitié perdue.

 

PAPA

Une chanson sur lui, tout simplement. Il n’est plus.

 

SCHIZO

Une chanson qui parle de la dépression et du suicide. C’est très dark, comme un exutoire.

 

Plus d’infos :

  • L’album « DOCILE » sera disponible en digital le 08/04/19 dans un premier temps puis en album physique
  • De février à juin, des concerts seront proposés en France et en Belgique

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