Des LGBT torturés à coups d’électrochocs en Tchétchénie 

HOMOPHOBIE

Comme nous l’avons révélé la semaine dernière, la purge anti-LGBT prend une ampleur sans précédent. Des femmes sont désormais elles-aussi victimes des autorités tchétchènes !

Après les gays, c’est désormais aux lesbiennes et aux femmes trans’ d’être les cibles de l’abominable purge en Tchétchénie. « Les actes de torture et de violence sont devenus quotidiens » révèlent Russian LGBT Network ce lundi 21 janvier dans un communiqué de presse.

L’association de défense des droits LGBT avait été la première il y a quelques semaines à lancer un appel aux gays et lesbiennes pour qu’ils fuient au plus vite le pays.

Des viols et des violences de plus en plus graves

« Une nouvelle vague de violences a commencé à la fin décembre 2018 » affirme Igor Kochetkov le président de Russian LGBT Network. Certains endroits de la région de Grozny abriteraient même des centres de détention pour LGBT. Les femmes y subiraient quotidiennement des viols à coups de bâtons à électrochocs. Les hommes seraient recroquevillés les uns à côtés des autres, forcés d’utiliser des prénoms féminins et de s’habiller avec des vêtements de femmes.

« Les actes de torture et de violence sont devenus quotidiens »

« Il ne nous ont pas nourris. Parfois ils nous ont donné un peu d’eau mais c’était de l’eau croupie. On avait de l’eau claire uniquement pour prier » raconte un survivant. 

Deux victimes décédées et plus de quarante arrestations 

Russian LGBT Network dénombre près de quarante arrestations et au moins deux prisonniers décédés suite au mauvais traitement infligé durant leurs détention. Des informations évidemment démenties par l’un des porte-parole de Ramzan Kadyrov, qui a qualifié ces déclarations de « pur mensonge ».

Amnesty International a décidé de réagir en lançant une pétition pour faire cesser les violences homophobes en Téchétchenie. Elle a été relayée notamment par l’association Urgence Homophobie sur Twitter.