GUADELOUPE : APRÈS UNE AGRESSION LESBOPHOBE, LE SUSPECT IMMÉDIATEMENT RELÂCHÉ

HOMOPHOBIE

Alors qu’elles étaient en vacances en Guadeloupe, deux soeurs sont rouées de coups par un homme qui les croyaient en couple sous les yeux de leur nièce de 3 ans !

En ce lundi 28 janvier vers 17h, Mégane, jeune lesbienne de 31 ans revenait de la plage de Saint Anne en Guadeloupe en compagnie de sa soeur Laetitia et de sa petite nièce. 

Elles se font alors interpeller par un individu qui va rapidement leur lancer des insultes. En quelques secondes, la situation va déraper. 

« En quelques secondes, la situation va déraper »

« Il pensait qu’avec ma soeur nous étions en couple. J’ai l’habitude de ce genre de situation car on subit beaucoup d’agressions à Paris » raconte Mégane. 

Un coup de tête et une pluie de coups de poings plus tard, les filles sont en état de choc et grièvement blessées. « Le pire pour nous, c’est que Lili ai assisté à tout ça » déplore la jeune femme bien décidée à ne pas laisser l’homme s’en tirer. 

Un commissariat dépassé

Lors de leur déposition au commissariat, les deux jeunes femmes vont découvrir que l’homme qui les a agressé n’en était pas à son coup d’essai. Celui-ci venait à peine de sortir d’une garde à vue lorsqu’il à croisé leur route en cette fin de journée. 

L’homophobie, une réalité en Guadeloupe

En février 2018, 7 députés avaient signé une tribune contre l’homophobie aux Antilles. 

Extrait :

« Malgré les lois censées faire advenir l’égalité femmes-hommes. Nos sociétés continuent de vivre avec le sexisme, cette idée selon laquelle être un homme est mieux qu’être une femme, et c’est insupportable. »

« Être différent dans son orientation sexuelle, dans la manière dont on vit son identité de genre reste source de difficultés, de discriminations, d’exclusion au quotidien dans un univers par principe « hétérocentré ».

« Les violences et les discriminations sont monnaies courantes »

Si les lois ouvrent de nouveaux droits, la vigilance est nécessaire : les violences et les discriminations lesbophobes, homophobes, biphobes et transphobes sont monnaies courantes. Les témoignages en sont nombreux, outre-mer comme dans l’Hexagone… »

Pourtant, la situation peine à évoluer malgré le travail remarquable sur le terrain d’associations comme Tjenbé Rèd.