Tête d’affiche : EMJI

De tout son parcours, on ne note aucune faute. Un esthétisme étudié, une voix envoûtante parfaitement maitrisée. Alors forcément, c’est une agréable surprise lorsque l’on voit arriver cette jolie...

De tout son parcours, on ne note aucune faute. Un esthétisme étudié, une voix envoûtante parfaitement maitrisée. Alors forcément, c’est une agréable surprise lorsque l’on voit arriver cette jolie rousse, pleine de simplicité et d’humanité. Une rencontre parsemée de rires, de vérité, avec une artiste guidée autant par les ondes musicales par le coeur.

Propos recueillis par Maxime Querbes.

Tu as remporté la Nouvelle Star en 2015 après avoir fait exploser des compteurs de vues sur Youtube. Comment s’est passé l’après Nouvelle Star et ton premier album Folies Douces ?

C’est un tourbillon. Quand tu finis tu as à peine le temps d’atterrir chez toi que tu es déjà en studio. J’ai dû avoir deux semaines de répit et après j’y ai passé 3 mois, on a écrit et composé toutes les chansons, j’en avais quelques unes qui ne correspondaient pas forcément, il s’est passé plein de choses donc je voulais aussi aller dans une direction un peu différente. Surtout j’étais avec une nouvelle équipe, avec des réalisateurs de renom, tout a été chamboulé. C’était génial de se retrouver dans cet émulsion d’idée et de création.

Tu avais tes propres créations, que tu jouais notamment dans le métro à République.

Exactement, il y avait déjà l’idée de raccrocher tous les ballons avec ce que j’avais pu faire avant et les nouvelles idées, certaines chansons qui existaient avant ont été gardées comme pour Embrasse-moi, que je fais toujours en live d’ailleurs. On a essayé dans un laps de temps assez court, car la maison de disque voulait tout faire très vite.

Le premier single est sorti très rapidement…

Ce sont des avis de maisons de disque, moi j’ai eu du mal. J’ai découvert ce que c’était d’avoir une maison de disque, un directeur artistique, j’avais des comptes à leur rendre, et il y avait des choix que je ne comprenais pas trop. Ce single Dur dur était très sympa, mais je ne l’aurais pas forcément vu en single dès le départ. Quand Lost a été composé, un peu plus tardivement c’est pour ça que ça a été le deuxième, là j’étais d’accord, c’était plus cohérent avec ce que j’avais envie de donner.

Tu as été modéliste, par rapport à ta façon de chanter, on peut dire que tu es une modéliste de la musique ?

Ah ! On ne m’avait jamais dit ça ! (rires) Mais carrément, la musique c’est un peu une trame, une ligne que tu vas dessiner, d’ailleurs on appelle ça des lignes de voix. Modéliste de la chanson, alors je serais plutôt styliste modéliste car je dessine en musique, vu que je compose !

Quelles sont tes inspirations ?

Je me suis construit dans mon univers musical en allant au fil de ma vie en écoutant les disques de ma soeur qui a 10 ans de plus, donc chanson française, après Starmania, c’était génial, j’en ai bouffé de ça. Après j’ai eu une bonne grosse phase Mylène Farmer. J’ai adoré l’esthétique, je me suis attaché à l’image, au visuel ancien, à l’engagement d’une femme complètement assumée, sans tabou. C’était mystique et gracieux. J’ai aussi pioché chez les artistes des choses que je ne savais pas faire, comme aller dans les aigus par exemple.

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