Violé par 3 hommes à Nice, Calvin raconte son calvaire !

C’était un samedi après-midi tout à fait ordinaire à Nice. Calvin 33 ans quitte le travail pour aller faire quelques courses avant de rentrer chez lui. Sur le trajet,...

C’était un samedi après-midi tout à fait ordinaire à Nice. Calvin 33 ans quitte le travail pour aller faire quelques courses avant de rentrer chez lui. Sur le trajet, il remarque 3 individus qui le suivent. Ils s’engouffrent derrière lui dans son hall d’immeuble et le viol pendant de longues minutes. Le jeune homme revient pour Garçon Magazine sur son calvaire afin de sensibiliser et surtout encourager les victimes de violences à porter plainte.

Propos recueillis par Andrei Olariu

Bonjour Calvin, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Moi c’est Calvin, j’ai 33 ans et j’habite à Nice depuis maintenant une dizaine d’année. Je suis responsable de magasin.

Peux-tu nous raconter ce qui t’es arrivé ?

Samedi 3 août, je suis sorti faire quelques courses après le travail. Je tombe alors nez à nez avec 3 jeunes qui m’avaient déjà insulté à plusieurs reprises auparavant. Ils me suivent jusque chez moi et me forcent à les laisser rentrer dans mon hall d’immeuble. Une fois dans la cage d’escalier ils m’obligent à les masturber puis à leur faire une fellation. Durant ces longues minutes ils m’insultent constamment et me crachent au visage.

Comment as-tu réagi ?

J’étais tétanisé. J’avais peur qu’ils s’en prennent à moi avec une arme et qu’il me fasse plus de mal encore donc j’ai obéi. Une fois l’agression passée, je suis resté immobile dans ma cage d’escalier pendant une bonne vingtaine de minutes. Je n’arrivais plus à bouger. Je prenais petit à petit conscience de ce qui venait de se passer.

Pourquoi avoir décidé de médiatiser ton agression ?

Après l’agression mon ex, qui maintenant est devenu un ami proche, m’a accompagné au commissariat pour porter plainte. Il m’a encouragé à raconter mon histoire pour faire avancer les choses !

Tu souhaites également dénoncer le manque d’accompagnement des victimes d’agressions homophobes ?

Oui c’est une dimension très importante pourtant complètement absente. J’ai eu l’impression d’être laissé à l’abandon. Je n’ai bénéficié d’aucun soin à l’hôpital suite à mon agression, je n’ai rencontré aucun psychologue et je n’ai jamais été orienté vers un avocat ou vers une aide juridique pour appuyer ma plainte.

C’est important pour toi que d’autres victimes suivent ton exemple et brisent la loi du silence ?


Oui c’est très important. Il ne faut pas intérioriser tout ça mais au contraire en parler pour pouvoir avancer. Les choses ne peuvent évoluer que si toutes les victimes trouvent le courage de dénoncer ces violences !

Tes agresseurs sont toujours en liberté. As-tu peur de les recroiser ?

Ça me fait très peur oui car je sais que mon cauchemar pourrait se produire à nouveau. Je fais très attention quand je rentre et sort de chez moi car je sais qu’à tout moment la situation peut dégénérer.

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