Claudius Pan, « Carpe Noctem est l’œuvre la plus frontale que j’ai créée, sans détour, sans caresses. »

Avec Carpe Noctem, Claudius Pan nous esquisse une véritable odyssée en pleine nature américaine. Après un événement funeste, le héros, nom éponyme de l’auteur, entame un voyage sans retour...

Avec Carpe Noctem, Claudius Pan nous esquisse une véritable odyssée en pleine nature américaine. Après un événement funeste, le héros, nom éponyme de l’auteur, entame un voyage sans retour vers les Etats-Unis. Une traversée initiatique sensationnelle, mêlée de liberté, de rencontres et de détachement, va alors naître.

Tout commence avec la mort. Dès le début de l’histoire, le personnage principal croise un cheval mort sur la route qui le mène à l’aéroport de Lyon. Il repense alors au décès d’un ami proche, enterré dans le cimetière de son village natal. Le parallèle trouve rapidement une explication, de même que les circonstances de ce départ précipité. C’est là l’élément déclencheur d’un voyage sans retour, divinement rythmé par la musique, les flashbacks et l’euphorie.

Sans détour, Claudius Pan dessine, trait après trait, la communauté qu’il intègre, nommée le « Royaume ». Nudité, contact avec la nature et les corps humains, purification de la vie passée dans « La Cour ». Tout est passé au crible. La dimension queer est efficacement introduit avec force au fil de l’ouvrage. C’est là tout le leitmotiv d’une vie en communauté, dans lequel toutes les identités se retrouvent unies : les trans, les cisgenres, les non-binaires, les homos, les bisexuels et bien d’autres encore.

Nouveau venu dans la communauté, Claudius Pan occupe rapidement toute l’attention des membres du royaume. Au rythme d’une série de flashbacks successifs, le lecteur assiste, aux premières loges, à la vie passée de cette nouvelle fée. Du sommet de sa cathédrale, le héros se plonge dans les méandres de son ancienne existence, sa famille comme ses premiers amours avec des hommes : Gustave et Baptiste. Le titre prend alors tout son sens. C’est là son Carpe Noctem, duquel il extirpe « la plus belle des lumières ». Mais, la mort finit vite par le rattraper, expérience qu’il connaît au cours de son initiation, et va le suivre jusqu’au bout de son voyage …

Pour Qweek, Claudius Pan, réalisateur du court-metrage X comme Amour, dévoile sans cache les coulisses de l’écriture de Carpe Noctem.

Comment l’idée d’un tel titre pour votre ouvrage vous est-elle venu en tête ?

J’ai un rapport très puissant aux paroles et aux mots. Les racines de notre langage sont pour moi les outils les plus magiques de nos mondes.

Pourquoi raconter votre histoire à cet instant précis ?

J’ai écrit ce roman en revenant en France, juste après cette odyssée. Revenir dans mon pays natal, après six ans de pure liberté et détaché de tout, était très violent. Je me suis donc raccroché à l’écriture sur ce voyage, qui constitue la clé vers de nombreuses traversées personnelles

Vous introduisez tardivement votre nom de fée, Claudius Pan. Pourquoi avoir attendu autant de temps ?

Ce roman parle d’une renaissance, d’une reconstruction d’identité qui intervient après plusieurs semaines/mois de voyage. Il n’était pas nécessaire de connaître son prénom d’état. Je voulais attendre que son nom de « fée », son nom d’Homme libre, le nomme.

Finalement, Carpe Noctem reflète-t-il votre vision de la communauté LGBT+ ?

Je n’ai pas une vision globale de la communauté LGBT+. Je n’ai qu’une vision de l’Homme, sans catégorisation, et suis simplement garant de ma vision et de mes ressentis. Tout être qui se pense détenteur d’une telle vision finit tyran, dictateur d’une réalité.

Plus d’infos :

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