Le film de la semaine : Benjamin de Simon Amstell

Distribué par Outplay, Benjamin suit l’histoire d’un cinéaste amateur, Benjamin. Associal et perdu en amour, il cherche désespérement l’homme de sa vie grâce à ses films. Un soir, alors...

Distribué par Outplay, Benjamin suit l’histoire d’un cinéaste amateur, Benjamin. Associal et perdu en amour, il cherche désespérement l’homme de sa vie grâce à ses films. Un soir, alors qu’il se rend à un concert privé, le jeune réalisateur tombe amoureux du chanteur d’un groupe. Une relation amoureuse est-elle possible ? Signé Simon Amstell, le film est en salles depuis le 25 décembre.

Un film dans le film. Tout commence par une scène tout droit sortie d’un film porno amateur. Deux hommes discutent sur l’amour, notamment le type idéal masculin et les fantasmes. Rapidement, un « je t’aime » se glisse dans la conversation, puis vient l’idée d’une scène SM.. Soudain, clap ! La scène se termine. Noir. On assistait au tournage d’une scène sentimentale et sexuelle, à présent terminé. Rapidement, le retour à la triste réalité, marqué par un trajet en solitaire dans un bus, introduit le sujet premier du film, celui de la vie de Benjamin. C’est le point départ d’une longue aventure, mêlée de solitude, le comportement approprié en société et le questionnement sur la vie amoureuse.

D’entrée de jeu, le réalisateur esquisse divinement la représentation d’un personnage singulier, Benjamin (Colin Morgan), qui se réfugie sans cesse dans la nourriture et l’univers virtuel. Tel un ermite des temps modernes, il est pieds nus et quelque peu négligé dans son entretien corporel, comme celui de son logis, situation qu’il vit au quotidien. Seules quelques personnes semblent lui ramener un brin de sociabilité et d’humanité, parmi la journaliste Billie (Jessica Raine), l’acteur de son film Harry (Jack Rowan), son grand ami Stephen (Joel Fry) et, plus tard, son premier grand amour, le jeune chanteur français Noah (Phénix Brossard). Au milieu de tout ce monde, le chat du héros, parfaite transposition d’un spectateur extérieur au film, est témoin de tout ce qui se passe dans la vie du personnage principal, dont la naissance d’une relation amoureuse à deux constantes.

Diptyque amoureuse

Digne film érotico-sentimental, Benjamin nous plonge divinement dans les méandres des sentiments amoureux portés par le héros éponyme et autour de ce dernier. En trois étapes, le cinéaste manie avec brio les codes du genre sentimental. Du premier tiers, il dessine la première relation entre Noah et Benjamin, du coup de foudre à la première rupture. Le même schéma se répète avec Harry. De ces deux amours, le clou final apporte tout sa signification, avant de rendre son verdict final.

En réaction, nous nous croirions témoins d’un remake de la saga Twilight sans le fantastique ni les créatures surnaturelles. En son sein, Benjamin, pendant masculin de Bella Swan, aime deux hommes, Harry et Noah. C’est là toute la base du triangle amoureux, dans lequel la première relation, entre Noah et Benjamin, est sensuelle et vraie pendant la seconde, entre Harry et le héros, est davantage sexuelle et bestiale. Et, comme tout bon schéma amoureux classique, après la fascination et la tentation, vient l’hésitation puis la révélation finale. Divin.

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