Coming Alive, « 18 minutes de témoignages bruts, de récits d’agressions, d’exclusions et de violences »

Avec Coming Alive, Christophe Madrolle dévoile un film coup de poing contre l’homophobie. Fort de onze histoires touchantes, le court-métrage nous plonge dans les coulisses d’une discrimination toujours plus...

Avec Coming Alive, Christophe Madrolle dévoile un film coup de poing contre l’homophobie. Fort de onze histoires touchantes, le court-métrage nous plonge dans les coulisses d’une discrimination toujours plus persistante.

Des témoignages percutants. Certaines personnes se dévoilent au grand jour, d’autres parlent dos à la caméra. Sébastien est la première personne à passer devant l’objectif. Confiant et déterminé, il parle de l’origine de l’homophobie dont il a fait les frais, lorsqu’il ramène une poupée barbie à la fin du CP. Pourtant, son calvaire ne s’arrête pas là, les agressions vont crescendo au collège puis au lycée. « Il n’y avait pas un jour où je ne me faisais pas insulter, taper et cracher dessus. Même chez moi, je recevais des appels haineux. »

Les témoignages s’enchaînent. Rapidement, le film prend de plus en plus d’intensité. Le second en effet, Tino, ne sortait jamais de sa classe pendant ses années en primaire pour ne pas être victime de croche-pattes et d’insultes. « Au collège, je venais tous les jours la boule au ventre », confie-t-il. Chez lui, c’est le même son de cloche que pour le premier. « Je recevais des insultes sur ma messagerie Facebook, comme : « On voit ta sale gueule de pédé à des kilomètres. Dégage ! ». Le constat est glaçant, faisant état d’un véritable déferlement de haine sur les réseaux sociaux. « Encore aujourd’hui, il ne se passe pas une journée sans que l’on voit passer sur nos murs d’actualités des photos et des témoignages de personnes victimes d’actes LGBTphobes. », exprime Christophe Madrolle, président de l’association Coming Alive.

Pas seulement dans le milieu scolaire …

Loin des bancs de l’école, l’homophobie demeure bien plus violente. C’est le cas de Jason, menacé par son collègue pendant ses heures de travail, mais aussi Marjo, au cours d’un trajet en tramway pour se rendre à son entreprise. Les conséquences n’en sont que plus terrible. « Je ne mangeais plus et ne dormais plus. J’ai même voulu m’enlever la vie plus d’une fois », exprime Jason, au bord des larmes.

La situation est pire encore pour Denis, agressé physiquement par huit ou neuf hommes mais jugé fautif de l’acte par les policiers. C’est la même chose pour Maël, homme trans victime de violences à deux reprises en moins de sept jours, et qui va jusqu’à qualifier son agression de « traque contre les LGBT+. »

Le témoignage le plus percutant : Zak, algérien de naissance

« J’ai vécu un cauchemar pendant 48h. Dans un bar au centre de Marseille, deux légionnaires m’ont drogué au GHB avant de m’emmener dans un hôtel (il devient très émotif). A partir de là, mon calvaire a véritablement commencé. Pendant cinq heures, ils m’ont infligé des coups dans la cage thoracique. Ensuite, ils m’ont attaché sur une chaise, pieds et poings liés. Ils ont alors continué à me rouer de coups, l’un d’eux m’a même violé. Le pire, c’est que la scène a été filmée tout au long. »

Le commentaire de fin :

« Les jeunes LGBT+ ont entre 3 et 7 fois plus de risques d’effectuer une tentative de suicide, au cours de leur vie » (rapport annuel 2018, SOS homophobie)

Le message de fin aux jeunes LGBT+ : « Parler et dénoncer, c’est déjà un pas vers la liberté. » (Christophe Madrolle)

Plus d’infos :

Une projection sera effectuée le 31 janvier prochain, à la mairie du 3e arrondissement de Paris. Entrée libre sur réservation en cliquant ici https://www.helloasso.com/associations/coming-alive/evenements/coming-alive-soiree-de-lancement

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