Coming Alive, Christophe Madrolle dévoile un film coup de poing

Projet à l’initiative de Christophe Madrolle, Coming Alive voit le jour en 2017. Pendant 18 minutes de témoignages bruts, de récits d’agressions, d’exclusions et de violences, le film lève...

Projet à l’initiative de Christophe Madrolle, Coming Alive voit le jour en 2017. Pendant 18 minutes de témoignages bruts, de récits d’agressions, d’exclusions et de violences, le film lève le voile sur onze témoignages touchants et percutants. A l’occasion d’une projection parisienne, le 31 janvier prochain, Christophe Madrolle a répondu à nos questions.

Coming Alive est un moyen de …

Laisser une empreinte de son récit. Les thèmes abordés sont ceux qui présentent un degré d’urgence : le harcèlement en milieu scolaire, le harcèlement sur les réseaux sociaux, le rejet familial, l’indignité de certains Etats…

Dans quelles circonstances le court-métrage a-t-il été réalisé ?

À l’époque, nous pouvions voir le déferlement de haine sur les réseaux sociaux. Et, le ministre de l’éducation commençait à peine à se pencher sur une campagne de sensibilisation et de prévention contre les LGBTphobies. Je me suis donc dit que c’était le bon moment pour le lancer.

Encore aujourd’hui, il ne se passe pas une journée sans que l’on voit passer sur nos murs d’actualités, des photos et des témoignages de personnes victimes d’actes LGBTphobes. S’il est bien de dénoncer ces actes, il est également temps d’agir et de montrer au grand public qu’une parole ou qu’un acte homophobe, biphobe ou transphobe laisse une blessure.

Pourquoi maintenant ? Un intérêt particulier se cache-t-il derrière ? 

Avec les élections municipales qui approchent, c’est le moment opportun d’apostropher les futurs représentants de nos villes et de profiter de la résonance politique en cette période importante de notre vie politique nationale pour sensibiliser un maximum de personnes.

Les majorités politiques gouvernementales au pouvoir ont ouvert plus de droits : Mariage pour tous, PMA pour toutes. Pourtant, cela s’est traduit par une augmentation des paroles et actes LGBTphobes.

Finalement, quel est l’objectif d’un tel projet ?

Mettre à disposition un outil éducatif pour les enseignants. Aujourd’hui, les établissements scolaires tardent et peinent à s’emparer de cet important sujet. Il est donc primordial qu’ils s’impliquent davantage aux côtés des associations pour lutter contre les LGBTphobies

Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui transmettront le plus facilement les messages de bienveillance, de respect et de tolérance. C’est donc là le meilleur moyen de sensibiliser un large public sur l’importance de ces violences.

La question en plus au parrain du projet, Maxime Godart : Pourquoi la cause des LGBTphobies plutôt qu’une autre ?

Je suis toujours scandalisé par toutes ces phobies qui circulent sur les réseaux sociaux et visent directement les personnes à cause de leur orientation sexuelle ou orientation de genre. Twitter et Facebook sont d’ailleurs devenus des nids de guêpes pour cela.

Il n’est pas normal qu’aujourd’hui les gens ne puissent pas être libres de s’aimer librement. J’ai eu la chance de grandir dans une famille pleine d’amour et d’ouverture. Il est donc naturel pour moi de défendre cette cause.

Le mot de la fin aux jeunes LGBT+ :

Christophe Madrolle : Parler et dénoncer, c’est déjà un pas vers la liberté.

Maxime Godart : Raconter son agression, c’est une très bonne thérapie pour tourner la page.

Plus d’infos :

Pour assister à la projection exclusive de Coming Alive à la mairie du 3e arrondissement à Paris, le 31 janvier prochain, réservez sans plus attendre votre place en cliquant ici

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