Le Centre LGBTQI+ de Paris IdF s’engage pour les réfugiés!

De plus en plus présent dans notre quotidien, les migrants LGBT sont avant tout des victimes du système politique, religieux ou familiale de leur pays. C’est donc vers l’Europe...

De plus en plus présent dans notre quotidien, les migrants LGBT sont avant tout des victimes du système politique, religieux ou familiale de leur pays. C’est donc vers l’Europe et la France qu’une grande partie d’entre eux se tournent pour souvent sauver leur vie.Pour répondre à ce besoin d’accueil et d’aide, le Centre LGBTQI+ de Paris IdF à créé Melting Point sous l’impulsion d’Hervé Latapie son Co-Président.

Par Christophe Soret

Hervé, aujourd’hui tu es très engagé dans l’aide aux personnes LGBT demandant l’asile. Tupeux expliquer ce qui te touche particulièrement dans cette cause?

En premier lieu il y a une réaction de solidarité instinctive: on ne cesse en France de dénoncer les discriminations et les actes homophobes violents.Cela est clamé dans tous les médias, la France serait un pays LGBT friendly, et Paris s’auto proclame ville Fière. Mais lorsque des personnes persécutées dans leurs pays, ou tout simplement n’en pouvant plus de devoir se cacher, parviennent à arriver en France, on se méfie et on leur dresse tout un tas d’embûches: obtenir l’asile devient de plus en plus compliqué. Quelle hypocrisie, quelle cruauté! Il suffit de s’imaginer dans leur situation pour être motivé pour les aider.

Quels sont les problèmes que rencontrent les réfugiés en arrivant en France?

C’est incroyable et difficile à avaler, mais les principales difficultés dans le parcours de demandeur d’asile sont érigées par le système administratif. Depuis des années, et sous tous les gouvernements, de nouvelles lois cherchent à compliquer les démarches et à restreindre le droit au séjour. Tout est fait pour isoler et fragiliser: il y a les queues d’attente(aujourd’hui via une ligne de téléphone qui ne répond jamais), l’absence d’hébergement,une aide financière minimale (aujourd’hui donnée sous la forme d’une CB sans avoir la possibilité de retirer de l’argent liquide, très pratique pour acheter un morceau de pain!) et surtout un examen d’admission au statut de réfugié de plus en plus difficile. On n’accueille pas les personnes persécutées, on les suspecte de malhonnêteté et on leur demande des comptes (voir «La course d’obstacles du demandeur d’asile»). C’est sans doute normal d’examiner le bien-fondé d’une demande, mais il y a l’art et la manière de le faire,aujourd’hui c’est devenu une sélection abusive, souvent arbitraire et très inégalitaire.

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