Migrants LGBTQI+, le Centre LGBTQI+ s’engage

...
Migrants LGBTQI+

De plus en plus présent dans notre quotidien, les migrants LGBT sont avant tout des victimes du système politique, religieux ou familiale de leur pays. C’est donc vers l’Europe et la France qu’une grande partie d’entre eux se tournent pour souvent sauver leur vie.Pour répondre à ce besoin d’accueil et d’aide, le Centre LGBTQI+ de Paris IdF à créé Melting Point sous l’impulsion d’Hervé Latapie son Co-Président.

Hervé, aujourd’hui tu t’investis dans l’aide aux personnes LGBT demandant l’asile. Tu peux expliquer ce qui te touche particulièrement dans cette cause ?

En premier lieu il y a une réaction de solidarité instinctive: on ne cesse en France de dénoncer les discriminations et les actes homophobes violents.Cela est clamé dans tous les médias, la France serait un pays LGBT friendly, et Paris s’auto proclame ville Fière. Mais lorsque des personnes persécutées dans leurs pays, ou tout simplement n’en pouvant plus de devoir se cacher, parviennent à arriver en France, on se méfie et on leur dresse tout un tas d’embûches: obtenir l’asile devient de plus en plus compliqué. Quelle hypocrisie, quelle cruauté! Il suffit de s’imaginer dans leur situation pour pouvoir les aider.

Quels sont les problèmes que rencontrent les réfugiés en arrivant en France?

C’est incroyable et difficile à avaler, mais c’est le système administratif qui érige les principales difficultés dans le parcours de demandeur d’asile. Depuis des années, et sous tous les gouvernements, de nouvelles lois cherchent à compliquer les démarches et à restreindre le droit au séjour. Tout isole et fragilise : il y a les queues d’attente(aujourd’hui via une ligne de téléphone qui ne répond jamais), l’absence d’hébergement,une aide financière minimale (aujourd’hui donnée sous la forme d’une CB sans avoir la possibilité de retirer de l’argent liquide, très pratique pour acheter un morceau de pain!) et surtout un examen d’admission au statut de réfugié de plus en plus difficile.

On n’accueille pas les personnes persécutées, on les suspecte de malhonnêteté et on leur demande des comptes (voir «La course d’obstacles du demandeur d’asile»). C’est sans doute normal d’examiner le bien-fondé d’une demande, mais il y a l’art et la manière de le faire,aujourd’hui c’est devenu une sélection abusive, souvent arbitraire et très inégalitaire.

Retrouvez la suite de cet entretien dans le nouveau numéro de Garçon Magazine disponible chez votre marchand de journaux en cliquant ici.

FERMER
CLOSE