Plein feux sur … Nicky Doll, drag-queen Française

Personnage indépendant et haut en couleurs, Nicky Doll est la première drag queen française à faire partie du nouveau casting de RuPaul’s Drag Race, cette année. A cette occasion,...
© VHI, Courtesy

Personnage indépendant et haut en couleurs, Nicky Doll est la première drag queen française à faire partie du nouveau casting de RuPaul’s Drag Race, cette année. A cette occasion, elle dévoile sans cache les facettes de son personnage, fait d’amour et d’eau fraîche.

Qui est Nicky Doll ?

C’est une muse des années 1990, très fashion, graphique, épurée et édito, mais en même temps très manga, girly, colorée et japonisante. En somme, c’est un mélange entre le quartier des péripatéticiennes d’Amsterdam et celui de Shibuya à Tokyo.

Mon drag entre dans la même catégorie fashion que d’autres drag-queens comme Violet Chachki, Aquaria et Miss Fame. Mais, l’essentiel de mon drag tire sa source des vilaines de Sailor Moon et d’icônes fortes comme Sharon Stone, Angelina Jolie, Charlize Theron, Linda Evangelista ou encore Nadja Auermann.

Quelle est son histoire ?

Nicky Doll est née en 2009 à la Gay Pride, à Paris. Mon personnage a ensuite performé dans les établissements gay dédiés au drag à Paris et dans la région proche, pendant huit longues années.

Rapidement, je me suis rendu compte que j’avais fait le tour de la scène drag française.Comme j’avais besoin de nouveaux challenges et de découvrir d’autres horizons, je me suis donc envolé pour les Etats-Unis. Et, j’ai emmené Nicky Doll avec moi.

Nicky Doll est un moyen …

De me créer cette héroïne m’aide à avancer dans la vie et à soigner toutes les plaies que j’ai pu me faire au fur et à mesure que je grandissais. Et, je voulais reprendre du pouvoir sur ma féminité et m’affirmer pleinement en tant que jeune artiste gay.

Pendant mes sept années passés au Maroc, j’étais pointé du doigts par les personnes qui me jugeaient pas assez masculin et différent. De vivre tous ces conflits internes dans un pays musulman a été quelque chose de très difficile pour moi.

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Finalement, d’être parti aux Etats-Unis a-t-il permis d’élever votre drag ?

Mon drag était déjà très forte en terme de look en France, avec ce côté très glamour et ce penchant mode très développé. Aux Etats-Unis, j’ai donc pu apporter une versatilité à mon personnage et être une version plus évoluée de la Nicky Doll Française.

Les Etats-Unis sont un véritable nid à drag (comedy-queen, beauty queen, etc.), les performances sont très différentes de la France et incluent des titres. Je m’attendais à me fondre dans la masse, mais mon côté frenchy et très mode m’a démarqué des autres drag-queens.

Vous parlez justement de démarcation avec cette approche poussée à la mode de ton personnage. Être une drag-queen française aux Etats-Unis constitue-t-il donc une certaine signature ?

Lorsque j’étais en France, je me considérais juste comme une drag-queen, le sens patriotique n’était pas forcément flagrant pour moi. Je côtoyais la mode au quotidien avec mon métier de maquilleur pro et j’étais la drag-queen qui travaillait le plus en 2015. Ca coulait de source.

En m’installant aux Etats-Unis, j’ai pris conscience de mon sens développé pour la mode. C’est la touch frenchy qui m’a permis de me singulariser au beau milieu de toutes les drag-queens américaines. Ca m’a permis de grandir toujours plus puis de participer à Rupaul’s Drag Race.

Plus d’infos :

Un article immersif sur les coulisses de sa participation à Rupaul’s Drag Race paraîtra dans le prochain numéro de Garçon Magazine. En attendant, découvrez l’univers de la drag-queen Nicky Doll sur son site web et Instagram.

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