La drag-queen de la semaine : Sciatique

Drag-queen aujourd’hui indépendante, Sciatique se lance sur la scène parisienne en janvier 2019, sous la tutelle de sa drag-mother, Scolyose. Née d’un coup de rouge à lèvres malheureux, elle...
© Christophe Apatie

Drag-queen aujourd’hui indépendante, Sciatique se lance sur la scène parisienne en janvier 2019, sous la tutelle de sa drag-mother, Scolyose. Née d’un coup de rouge à lèvres malheureux, elle se démarque rapidement de ses consoeurs et illumine, depuis, les soirées dans les établissements LGBTQI+ de Paris.

Qui est Sciatique ?

Sciatique aime danser, chanter, performer. On la trouve souvent dans les clubs et les bars, soit à danser, soit à briser l’ego de quelqu’un.

Quelle est l’origine de ton nom ?

De ma mère drag (qui est aussi mon ex…), Scolyose. Quand j’ai démarré le drag, on a trouvé ça drôle. Et puis la sciatique est restée. Difficile de s’en débarrasser !

J’aime bien mon nom. C’est comme Cher ou Madonna, je n’ai pas de nom de famille. Et c’est tordu, comme mon humour et ma bouche.

Tu arbore un maquillage sur et au dessus des lèvres …

Ma bouche c’est vraiment ma signature. Depuis le début, elle me permet de changer de look, d’être plus dark ou plus pomponnée mais toujours reconnaissable. C’est une grimace de dégoût. Ça crée le personnage.

© Sonia Laurent

Y a-t-il une couleur, un vêtement ou un accessoire qui symbolise ton drag ?

J’aime bien changer de style en fonction de la soirée dans laquelle je me rends donc non, pas vraiment. C’est là toute la richesse du drag, pouvoir être qui on veut pour une nuit. Alors pourquoi se limiter ?

Quelles sont vos sources d’inspiration : cinéma, célébrités, drag-queens, etc. ?

Bowie, The Nanny of course (Une Nounou d’Enfer), Ben Delacreme et Sasha Velour, Fanny Ardant (avant les Césars 2020), l’ensemble des années 80, Bonnie Tyler…

Qu’est-ce que Sciatique a de plus que Clément ?

Des ampoules ! Ahah ! Et des coupes-files en boîte de nuit. Ça compense les ampoules.

Sciatique a-t-elle des drag best friends ?

Catherine Pine O’Noir. C’est ma Val (en référence à une Nounou d’Enfer). Et Gemini K aussi, à Lyon, et qui organise la Gender Fuck à Paris. C’est vraiment une belle âme.

Un mot ou une phrase qui ne cesse d’accompagner ton drag ?

Toujours bien suivre le contour naturel de ses lèvres.

Ton drag est assez récent, finalement. Envisages-tu de participer à des compétitions drag, comme Drag Me Up ou Talent Capital, pour élever ton personnage ?

Je n’aime pas tellement l’idée de compétition. Les personnes ont l’impression que le drag se résume à ça, à cause de RuPaul’s Drag Race notamment. Mais le drag, c’est d’abord une communauté.

En revanche, je m’entraîne beaucoup au maquillage et à coiffer mes perruques. Je cherche constamment à améliorer mon drag, sans pour autant ressentir le besoin de me comparer à d’autres drags.

En cette période de confinement, quelle est de fait ton actualité ?

Je participerai au Elégies de Loulou le 10 mai. C’est un Live YouTube organisé par Loulou de Cacharel que je trouve d’une grande qualité. Je suis content qu’elle m’ait demandé d’y participer.

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