Le film du mois : Le colocataire

Distribué par Optimale, Le Colocataire (Un rubio) suit la relation amoureuse entre deux hommes, Juan et Gabos. Tout au long, le film met au défi la romance au système...

Distribué par Optimale, Le Colocataire (Un rubio) suit la relation amoureuse entre deux hommes, Juan et Gabos. Tout au long, le film met au défi la romance au système hétéronormé sans que nous ne sachions si elle va ressortir victorieuse. Un film signé Marco Berger

Une cohabitation déguisée en amour. Dès son ouverture, Le Colocataire introduit un jeune homme, Juan, installé sur une terrasse. Il semble chercher quelque chose ou quelqu’un à travers les trains de passage. Succédant à la venue d’un ami à l’extérieur de l’appartement, le sujet de la conversation donne sensiblement le ton au sujet du film, « Pourquoi tu as vidé la chambre ? » « C’est pour un gars du boulot, il va louer », avant de dévier (temporairement) sur un sujet un peu plus familial et hétéronormé. Mais, c’est la venue d’un second ami qui vient consacrer le nœud de l’intrigue : Le colocataire s’appelle Gabos, un jeune homme blond. Le titre du film prend alors tout son sens et annonce les prémices à une relation d’un tout autre genre.

Dès le premier tiers de son film, le réalisateur plante le décor d’une romance timide mais persistante entre les deux héros, parfait clin d’oeil aux personnages de la série Looking. D’une saveur exquise, elle joue divinement sur les regards, les confidences sur les anciens amours, les rapprochements et même des invitations à l’amour. Peu à peu, les fantasmes s’installent, la garde est baissée davantage. Tout le travail porte ses fruits lorsqu’un jour, Juan admire la presque nudité de son colocataire Gabos. D’un toucher sur l’objet du désir à un premier baiser langoureux, le fantasme laisse enfin place à la romance. C’est la consécration. 

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