Thérapies de conversion, le débat sur la loi commence

La député LREM de l’Allier, Laurence Vanceunebrock-Mialon, a déposé le texte sur l’interdiction des thérapies de conversion, mercredi 3 juin. Le texte entend pénaliser les pratiques controversées et leurs...
© Alex Guibord/Flickr

La député LREM de l’Allier, Laurence Vanceunebrock-Mialon, a déposé le texte sur l’interdiction des thérapies de conversion, mercredi 3 juin. Le texte entend pénaliser les pratiques controversées et leurs auteurs. 

Des mois après … Laurence Vanceunebrock-Mialon, député LREM de l’Allier, a présenté la réforme sur les thérapies de conversion au gouvernement, mercredi 3 juin. Le texte de loi entend mettre un terme à ces pratiques sur la réassignation de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle ainsi que leurs auteurs. « Je suis très heureuse de pouvoir enfin dire à toutes les victimes qu’elles seront entendues et que nous ferons tout pour que ces pratiques d’un autre temps soient interdites », a confié l’élue politique à Têtu. 

Composé de huit articles, le projet de réforme synthétise la mission d’information engagée par la députée et son homologue de la France Insoumise Bastien Lachaud, en automne 2019. Le premier texte intègre la sanction pénale envisagée, dont les peines pourraient aller de deux à trois ans de prison et de 30 000 à 45 000 euros d’amende. Les sept autres reprennent les condamnations appliquées pour les infractions suivantes ;  violences, abus de faiblesse, harcèlement moral ou encore l’exercice illégal de la médecine. Enfin, la réforme mentionne une demande au gouvernement de renforcer ses mesures sur les thérapies de conversion. 

Un long travail 

Pendant des mois, les deux députés ont rencontré des militants associatifs et des victimes de ces pratiques controversés. Parmi eux, les présidents de l’association RAVAD et de Beit Haverim avaient notamment répondu à l’appel de Laurence Vanceunebrock-Mialon. En novembre dernier, l’élue LREM de l’Allier était notamment revenue sur les coulisses de la réforme. “Le premier problème a été de persuader la [sphère] politique qui ne connaissaient pas ce qu’étaient les thérapies de conversion. Il fallait aussi prouver que ça existait en France”, avait-elle confiée à Garçon Magazine. 

Certaines victimes ont salué la présentation de la réforme au gouvernement, ce mercredi.   “Je suis extrêmement reconnaissant du travail de qualité effectué par les députés sur ce texte de loi”, a exprimé Benoît Berthe, victime de « thérapies de conversion » dans la Communauté des Béatitudes, toujours pour Têtu, “Ces pratiques ne devraient plus exister depuis longtemps, leur persistance et expansion montre bien la nécessité de prendre des mesures fortes pour enrayer le système et stopper ces violences.”

Une première étape 

L’examen et le vote du projet de loi n’ont pas de date officielle. Toutefois, Laurence-Vanceunebrock-Mialon reste confiante sur le soutien de l’exécutif quant à la prise en charge de la réforme. “Je suis certaine de la sensibilité du gouvernement face à un tel sujet. Le président de la République a dit très tôt son ambition de réduire les LGBTphobies mais pour le moment peu de sujets ont réellement abouti – je pense bien sûr ici à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. J’espère que la voix des victimes de « thérapies de conversion » sera entendue et que le gouvernement, comme mes collègues de tous les partis, feront front, avec moi, contre ces pratiques.”, a-t-elle conclu pour Têtu. 

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