Saint-Etienne, une femme transgenre agressée en pleine rue

Une jeune femme transgenre a subi une agression à Saint-Etienne, vendredi 13 juin. Alors qu’elle a signalé l’acte de violence, la police a difficilement accepté de se déplacer. Une...

Une jeune femme transgenre a subi une agression à Saint-Etienne, vendredi 13 juin. Alors qu’elle a signalé l’acte de violence, la police a difficilement accepté de se déplacer.

Une jeune femme transgenre, Teihla, a été agressée en pleine rue à Saint-Etienne, vendredi  13 juin, dans la soirée. Les faits se sont déroulés alors qu’elle était sur le chemin du retour vers son domicile. Dans le tramway, l’habitante Stéphanoise tombe sur quatre hommes qui s’en prennent physiquement à elle. « Ils m’ont éclaté une bouteille de vodka sur les pieds, a-t-elle confié à France Bleu Saint-Étienne/Loire, “Ils m’ont mis un coup d’épaule dans le thorax, et ils m’ont dit : « Il y a mon collègue qui aimerait bien te pécho.”, a-t-elle exprimé, toujours pour la radio locale.

Lorsqu’elle atteint enfin son domicile, entre 7h et 10h, la jeune femme transgenre pense le calvaire terminé. Pourtant, ses agresseurs finissent par la retrouver et, postés devant l’entrée de son logement, ils sonnent à de multiples reprises à son interphone. Se sentant en danger, elle appelle la police pour signaler sa situation, les forces de l’ordre refusent de se déplacer. Ce n’est qu’après l’intervention d’une association LGBTQI+ locale, Triangle Rose, que la police va se déplacer. “Ils ne m’ont pas dit d’aller porter plainte, ils ne m’ont pas demandé si je voulais porter plainte”, souligne Teihla pour le média, “Ils sont juste venus prendre ma déposition et ils sont partis.

Ce n’est pas la première fois

Les quatre hommes n’en sont pas à leur première agression contre la jeune femme.“Tous les soirs comme ça, ça devient lourdingue, il va falloir lâcher l’affaire”, leur avait-elle répondu, lors de l’agression. Angoissée et peu aidée par les forces de l’ordre, Teihla craint énormément pour sa vie. « À la septième, peut-être que je ne serai plus là pour dire ça » a-t-elle confiée à France Bleu, très inquiète.

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De son côté, l’association LGBTQI+, qui a aidé Teihla pendant les faits, est souvent confrontée à ce type de situation.”Depuis la période de confinement décrétée au 16 mars, notre association a reçu quatre signalements de personnes ayant subi des agressions tant physiques que psychologiques, un harcèlement parfois quotidien.” a expliqué le collectif associatif local. Dans ces cas, les problèmes ont été les mêmes pour Triangle Rose, avec une police qui rechigne à se déplacer et de prendre la plainte en considération.

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