Aux Etats-Unis, la mesure historique de la cour suprême divise

Un jour après son adoption, lundi 15 juin, la réforme historique de la cour suprême sur les discriminations LGBTQI+ au travail a présenté des premières contradictions. En cause, le...
Crédit photo : Getty Images

Un jour après son adoption, lundi 15 juin, la réforme historique de la cour suprême sur les discriminations LGBTQI+ au travail a présenté des premières contradictions. En cause, le projet de loi ne prend pas en compte tous les travailleurs. 

Pas si universel … Adoptée le 15 juin, la réforme de la cour suprême a suscité des problème, un jour plus tard. Censé lutter contre les discriminations sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre au travail, le projet de loi ne couvre en effet pas les entreprises de moins de 15 employés. Ce manquement est, comme le souligne Jon Nadler, avocat spécialisé dans les litiges professionnels à Philadelphie, “une des quelques subtilités qui ont été oubliées dans les grandes lignes de la réforme”. “La décision [du 15 juin] interprète ce seul statut et non la constitution américaine ou autre chose”, a-t-il exprimé. De même, il ne va protéger que les salariés avec la nationalité américaine. 

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En marge de la réforme nationale, 22 états du pays ont déjà voté une loi pour interdire les discriminations sur l’identité du genre et l’orientation sexuelle, comme la Californie. Mais, ce n’est pas le cas de tous puisque le Wisconsin ne protège les travailleurs que sur la base de l’orientation sexuelle, tandis que 10 des 22 états ne l’appliquent qu’au secteur public. Enfin, 17 états n’ont aucune mesure politique pour encadrer les discriminations au travail. 

Un encadrement réservé au travail

Certains militants associatifs ont souligné la seule prise en compte des discriminations dans la sphère professionnelle. En ce sens, la réforme de la cour suprême ne prend pas en compte les discriminations des personnes LGBTQI+ en société, notamment dans l’accès au logement et au crédit. Le président de Human Rights Watch, Alphonso David, qui a salué “une décision monumentale pour la communauté”, estime qu’il y a encore du travail à faire. “Nous combattons encore pour faire en sorte que les personnes LGBTQI+ puissent avoir une protection dans tous les aspects de leur vie”, a-t-il exprimé.

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