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“Zone sans LGBT”, la justice polonaise poursuit une seconde région

La justice polonaise a attaqué une seconde “zone sans LGBT”, Klwów, mercredi 15 juillet. En cause, le conseil de cette région a voté une loi contre la propagande LGBTQI+”. ...
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La justice polonaise a attaqué une seconde “zone sans LGBT”, Klwów, mercredi 15 juillet. En cause, le conseil de cette région a voté une loi contre la propagande LGBTQI+”. 

Pas très constitutionnel ! La cour de justice polonaise a attaqué une seconde “zone sans LGBT”, Klwów, mercredi 15 juillet. En cause, le conseil de cette région a voté, plus tôt dans la semaine, une loi contre la “propagande LGBTQI+”, sur le motif de la tradition du pays. Le tribunal national a vite contredit les arguments des élus politiques. “Très bien, mais dans la tradition polonaise, il y a aussi une tradition de tolérance”, a déclaré un des juges de la cour, dont le média Polish News a rapporté les propos. “Traiter un certain groupe de personnes de cette manière est une violation au principe de la loi”, a-t-elle rétorqué.

Dans la suite de son argumentaire, la justice polonaise s’est  appuyé sur l’article 32 de la constitution. Le texte mentionne en effet que “toutes les personnes doivent être égales devant la loi”. De même, il stipule que “personne ne doit être discriminé dans la vie politique, sociale et économique, peu importe la raison”. 

Une autre région visée

En début de semaine, mardi 14 juillet, la justice polonaise a également poursuivi la ville d’Istebna, située au sud-ouest du pays. La municipalité a tenté de créer un système discriminatoire similaire. Les élus locaux avaient justifié leurs actions sur la base d’une idéologie, motif que la structure judiciaire a rejeté. 

Les associations LGBTQI+ polonaises ont tout de même salué cette première action de la justice. “C’est un grand tournant, qui va définitivement tourné une page dans l’histoire du combat pour les droits humains”, a déclaré Anna Błaszczak-Banasiak, avocate au barreau de Bodnar. “La justification de la cour de justice est écrasante. Ce n’est pas simplement reconnaître que ces résolutions violent les droits et libertés constitutionnelles de la communauté LGBTQI+. C’est aussi pointé qu’elles sont nocives et discriminatoires.”, ont-ils exprimé. 

Pour autant, les deux prises de position ne peut être effectives qu’après 30 jours. A ce jour, plus de 100 sont responsables de ces actions. Certaines mêmes contrôlent un tiers de la politique nationale. 

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