YAOI, LE JAPON MET SON GRAIN DE SEL DANS LE PORNO GAY!

Vous devez vous en douter, les hétéros n’ont pas le monopole de ce que le Japon a fait de mieux (et de pire, on est d’accord) en matière de...
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Vous devez vous en douter, les hétéros n’ont pas le monopole de ce que le Japon a fait de mieux (et de pire, on est d’accord) en matière de porno. Et les yaois, petites histoires ou très longues séries d’amourettes homosexuelles (souvent érotiques), font partie intégrante de la culture japonaise! On vous les fait découvrir.

Du coup, c’est quoi ?

Le yaoi, au Japon, c’est un peu comme Spirou, pour nous, en France. Du moins… dans une certaine mesure. C’est un art, une institution!Vous l’aurez compris, dans le pays où l’homosexualité n’a jamais vraiment été illégale [sauf une fois, en 1873 durant une période de sept ans] et où les homosexuels n’ont jamais été persécutés, on ne touche pas au yaoi!Également appelé «boys’ love» dans nos belles contrées européennes, ce genre dérivé du manga, extrêmement populaire dans le monde(et même en Russie, oui, oui…), s’attache à raconter des histoires d’amour (et de sexe) homosexuelles dans la plus belle tradition japonaise du «Cet homme est beau mais une classe sociale nous sépare. Que faire?»C’est, de manière générale, le speech de départ de tous les plus grands noms du yaoi, comme Viewfinder,Junjo Romantica ou encore Sekaiichi Hatsukoï… où les rapports de subordination entre patrons et employés sont très présents… C’est tellement japonais.

Un peu d’histoire.

Étonnamment, le genre apparaît très tôt dans l’histoire, malgré une société japonaise véritablement réticente à l’évocation de l’homosexualité. C’est dans le courant de l’ère Meiji [1868-1912] qu’apparaissent les premières ébauches. Les thèmes de l’androgynie, et du rapport dominant/dominé, sont déjà très présents. C’est ainsi, au fil des années, qu’apparaîtront les premiers yaois. Mais il faudra attendre 1970, les parodies de manga «shônen» pour assister aux prémices de ce que nous connaissons aujourd’hui. Au début du XXe siècle, ces œuvres se résumaient souvent à de petits dessins peu élaborés, tracés sur des parchemins. On est loin de l’univers très graphique de Viewfinder.

Retrouvez la suite de l’article dans le nouveau numéro de Garçon Magazine disponible ici.

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