Thérapies de conversion

Thérapies de conversion, des campagnes circulent sur GoFundMe

En Australie, des campagnes de fond pour les thérapies de conversion circulent sur le site de crowdfunding, GoFundMe, depuis ces derniers mois. Selon Vice, elles seraient au moins 20...
Thérapies de conversion

En Australie, des campagnes de fond pour les thérapies de conversion circulent sur le site de crowdfunding, GoFundMe, depuis ces derniers mois. Selon Vice, elles seraient au moins 20 a recourir à ces pratiques. 

Intolérable ! Selon une enquête de Vice US, des campagnes participatives pour des thérapies de conversion ont circulé sur GoFundMe en Australie, au cours de ces derniers mois. Très visibles sur Google Search, elles sont près de 20 à avoir recours à ce moyen. A l’origine de ces pratiques, des jeunes font appel aux internautes pour financer leurs propres reconversion sexuelle ou genrée. Les montants qu’ils sollicitent peuvent aller de 1000 à 6000 dollars. “Selon les mentions légales de GoFundMe, les organisateurs peuvent mettre en place un appel à contribution pour ces propositions qui leur est destinée.”, a déclaré le porte-parole de GoFundMe. 

A lire aussi : Injures homophobes, le rassemblement national limoge un responsable local

Suite à ces révélations, un membre du conseil législatif senior chez Human Rights Campaign, Xavier Persad, a dénoncé le laxisme de GoFundMe sur ces campagnes. “Les thérapies de conversion sont des pratiques frauduleuses, purement et simplement. Le financement participatif devrait activement rejeter les contenus, publicités et campagnes qui perpétuent et soutiennent cette industrie frauduleuse.”, a-t-il fustigé. A ce titre, il a souligné le double impact que ces pratiques peuvent à la fois avoir sur les victimes et leur famille. Face à cela, la directrice régional australienne du site, Nicola Britton, a tenu à souligner son soutien à la communauté. “Nous sommes impliqués dans le combat pour l’égalité des personnes LGBTQI+ et favorisons un environnement inclusif”, a-t-elle confiée. 

Une première région a aboli ces pratiques

En Australie, Queensland a adopté une mesure pour interdire les thérapies de conversion, jeudi 13 août. La réforme a fait suite à l’enquête que la NHS et l’association mondiale de psychiatrie ont dévoilé l’envers de ces pratiques et son impact sur les victimes, quelques semaines plus tôt. “Aucun traitement ne peut changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.”, a fustigé Steven Miles, ministre de la santé et des services ambulanciers à Queensland. “Il est temps d’envoyer un message clair. Une idéologie qui traite les personnes LGBTQI+ comme “endommagées” n’a aucune place dans notre société”, a-t-il rétorqué. Avec cette loi, l’état va ainsi sanctionner les instigateurs de thérapies de conversion à une peine pouvant aller de 12 à 18 mois de prison. En conséquence, il est devenu le premier à abolir ces pratiques. 

Vous aimerez aussi :

FERMER
CLOSE