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Uber : un jeune danseur agressé pendant sa course

Alors que Mohamed rentrait d’une soirée avec une amie, le chauffeur a entendu le jeune homme parler d’un garçon. Il est alors sorti du véhicule pour frapper Mohamed, qui...
Crédit Photo : QuoteCatalog.com

Alors que Mohamed rentrait d’une soirée avec une amie, le chauffeur a entendu le jeune homme parler d’un garçon. Il est alors sorti du véhicule pour frapper Mohamed, qui a depuis porté plainte.

Dans la nuit du samedi au dimanche 13 septembre, Mohamed rentre en Uber avec son amie. Les deux jeunes discutent de la soirée qu’ils viennent de passer. Mohamed raconte à son amie qu’il s’est rapproché d’un garçon qui lui plaisait et qu’ils se sont dragués. A ces mots, le chauffeur du Uber s’arrête brusquement et demande au jeune homme de sortir du véhicule. L’agression débute par des injures homophobes de toute sorte, avant de devenir plus violente encore. L’homme va alors frapper Mohamed au visage. Le nez cassé, l’arcade abîmée, le jeune homme recevra cinq points de suture. Il lui sera également prescrit un arrêt de travail de 10 jours.

Après avoir partagé son témoignage sur les réseaux sociaux, Mohamed a pu compter sur le soutien de nombreux danseurs, appelant au boycott avec le hashtag #BoycottUber. Parmi eux, Mehdi Kerkouche : danseur, chorégraphe et metteur en scène sur les plus grosses émissions de télévision en France. Le message suivant a été publié dans sa story Instagram : « Cher Uber, un ami danseur a été fracassé par un de tes chauffeurs parce que gay. J’ai moi-même été victime de l’homophobie d’un autre de tes employés. Il serait bon de te prendre en main autrement qu’en partageant le drapeau LGBTQI+ une fois par an pendant le moment des Fiertés ».

Des histoires qui se répètent et se ressemblent

En effet, l’histoire de Mohamed est loin d’être le seul cas d’agression homophobe dans un VTC en France. De nombreux cas sont à déplorer, et la situation ne semble pas s’améliorer au fil du temps. La seule initiative mise en marche fut le bouton anti discrimination installé dans l’application Uber. Un partenariat avait également été lancé entre Uber et l’association SOS homophobie. Malgré cette bonne démarche, les cas d’agressions homophobes ne semblent pas baisser. Peut-être est-il temps pour Uber de vérifier de manière plus poussée qui sont les chauffeurs qu’ils embauchent.

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