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Un tribunal du travail britannique condamne les propos LGBTphobes d’une enseignante

Au Royaume-Uni, un tribunal du travail a condamné les propos homophobes et transphobes d’une enseignante, mercredi 7 octobre. La décision fait suite à son renvoi d’une école à Fairford...
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Crédit photo : Facebook

Au Royaume-Uni, un tribunal du travail a condamné les propos homophobes et transphobes d’une enseignante, mercredi 7 octobre. La décision fait suite à son renvoi d’une école à Fairford (Angleterre). 

Juste et équitable ! Au Royaume-Uni, un tribunal du travail a statué contre une enseignante, Kristie Higgs, mercredi 7 octobre. L’institution du droit professionnel a en conséquence condamné les propos LGBTphobes qu’a tenu l’ancienne fonctionnaire sur les réseaux sociaux. “Ce comportement a un impact négatif sur les rapports avec les différents groupes de personnes, les personnes nommées, les parents, le personnel et toute la communauté.”, a déclaré la cour. Avant de clore le dossier, le juge du travail a exigé de l’accusée qu’elle ne publie plus de tels publications, à l’avenir. 

Un lent procès 

L’école de Fairford, structure éducative inclusive, embauche Kristie Higgs en 2013. Alors que son travail a majoritairement satisfait pendant cinq ans, l’enseignante s’oppose ouvertement contre les valeurs de son lieu de travail. Dans sa publication, en 2018, elle accuse les écoles anglaises de “laver le cerveau de nos enfants”. Dans un rythme effréné, la maîtresse s’en prend aux enseignements inclusifs : mariage pour tous, rapports sexuels entre personnes de même sexe, identité de genre, etc. Pire encore, elle demande à ses abonnés de signer une pétition anti-LGBTQI+ de CitizenGo, qui s’attaque à « l’endoctrinement LGBT » dans les écoles. 

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Lorsque l’école de Fairford l’apprend, elle décide alors de renvoyer Kristie Higgs pour conduite inappropriée. Plus tard, l’enseignante saisit le tribunal du travail avec l’aide du centre légal chrétien, un mouvement connu pour ses positions anti-LGBTQI+. Le but, s’opposer à la décision de l’école qui, selon elle, l’a renvoyé pour ses croyances chrétiennes. Deux ans plus tard, ce même tribunal a statué en faveur de la structure éducative. 

Un verdict dénoncé

Kristie Higgs a fait appel contre la décision du tribunal du travail et dénoncé le motif du verdict. “Je maintiens fermement que j’ai perdu mon travail à cause de mes croyances chrétiennes, croyances que nos société ne semblent pas tolérés ou même comprendre, aujourd’hui.”, a-t-elle déclaré. Elle a ensuite affirmé vouloir protéger les enfants de cette idéologie et de cette possibilité de partager ses propres opinions et croyances sans peur de perdre son travail.

La représentante du Centre Légal Chrétien, Andrea Williams, a soutenu la position de Kristie Higgs. “Kristie a supposément été renvoyée, non pour les publications qu’elle a faites, mais pour l’interprétation malveillante et tordue du contenu qu’elle a publié.”, a-t-elle justifié. 

Source : PinkNews

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