Philippe Vinard

PHILIPPE VINARD “VIVRE EN HABITAT PARTAGÉ M’A PERMIS D’AVOIR UNE NOUVELLE VISION DE LA VIEILLESSE”

Philippe Vinard, 64 ans, vit à Montpellier, dans ce que l’on appelle un habitat partagé. Il s’agit d’un lieu crée par une association, une collectivité, et qui accueille tout...
Philippe Vinard

Philippe Vinard, 64 ans, vit à Montpellier, dans ce que l’on appelle un habitat partagé. Il s’agit d’un lieu crée par une association, une collectivité, et qui accueille tout type de personne. Le résident nous décrit son quotidien, son ressenti sur cette nouvelle manière de vivre un peu particulière.

Quand vous est venue l’idée d’emménager dans un habitat partagé, Philippe Vinard ? Et dans quel but ? 

En 2000, j’avais voulu faire un habitat partagé gay, avec un groupe d’une dizaine de personnes. On discutait souvent et on allait vraiment le faire. Il y avait une association, Gray Pride, qui avait déjà créé un habitat partagé gay. Finalement, notre groupe s’est séparé. J’étais très déçu parce que je m’étais donné du mal pour ce projet, et la plupart des gays trouvaient qu’on était trop jeunes pour penser à la vieillesse. J’ai attribué ça à un certain jeunisme, en pensant qu’ils allaient trouver un petit copain plus jeune ou que ça leur faisait peur de passer ce cap de la vieillesse. 

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A ce moment-là, j’ai parlé de tout ça à des amis en couple et célibataires, et ils m’ont dit : « nous ça nous intéresse ! ». On a donc créé un projet qui n’était pas forcément gay. On a créé un habitat partagé avec trois ou quatre personnes gays, et une dizaine d’hétéros.

Pourquoi avoir préféré vivre dans un habitat partagé mixte plutôt que dans un lieu réservé aux gays ? 

J’y ai beaucoup réfléchis. Pendant une réunion avec l’association Gray Pride, je leur ai demandé : « Est-ce que vous croyez que c’est vraiment bien de faire un truc purement gay ? Il ne vaudrait mieux pas faire un truc un peu mixte ? » Nous, on a été très heureux de faire un habitat mixte. Je me suis retrouvé avec des couples mariés qui me disaient : « moi ça ne me dérange pas d’habiter avec des personnes gays, au contraire ». Maintenant, nous sommes dix-neuf, dont quatre ou cinq gays. Il y a toujours des gens qui partent, et des nouveaux qui arrivent. On voulait que ce soit un mélange, d’ailleurs on a tout misé sur l’intergénérationnel, avec des locataires jeunes, gays ou pas gays, des étudiants, et même des familles avec des enfants. 

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