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L’accès à l’assurance et aux soins pour les personnes vivant avec le VIH

Les Séropotes, SOS Homophobie, Aides, Actions Traitements et le RAVAD se sont réunies le 20 janvier dernier. Pendant la rencontre, ils ont discuté de l’accès aux soins et de...
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Les Séropotes, SOS Homophobie, Aides, Actions Traitements et le RAVAD se sont réunies le 20 janvier dernier. Pendant la rencontre, ils ont discuté de l’accès aux soins et de l’assurance emprunteur des personnes vivant avec le VIH. 

Durant cette réunion, l’ancienne adjointe d’Anne Hidalgo avait assuré que la Ville de Paris va éradiquer le VIH d’ici 2030. Pour arriver à cet objectif, il faudra permettre l’accès à l’assurance, à la propriété des personnes séropositives, et aux soins de ville. Il faut savoir que grâce aux progrès de la médecine, les personnes vivant avec le VIH ont -de nos jours- une espérance de vie égale à celle des personnes non porteuses du virus.

De plus, depuis près de dix ans, les chercheurs ont confirmé qu’une personne qui prend son traitement possède une charge virale indétectable et ne peut pas transmettre le virus. On ne peut donc plus accepter les nombreuses stigmatisations – d’où qu’elles viennent envers les personnes vivant avec le VIH. Une personne porteuse du virus devra payer deux fois plus cher pour souscrire à une assurance emprunteur qu’une personne non porteuse du virus. La plupart du temps, ces personnes renoncent donc au projet de devenir propriétaire ou de faire un emprunt. Selon le Rapport Morlat datant de 2014, seulement 32 % des PVVIH sont propriétaires de leur logement, contre 58 % pour la population générale. 

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Se mobiliser pour davantage de droits

Malheureusement, cette discrimination systématique ne se limite pas à l’univers de la banque et de l’assurance emprunteur. Durant cette journée, Roman Krakovsky, président des Séropotes a pris la parole pour expliquer que les professionnels de santé étaient également concernés. Il explique que selon une étude d’AIDES de 2015, 33 % des dentistes refusent de manière plus ou moins déguisée de soigner des personnes vivant avec le VIH et près de 17 % ont des pratiques discriminatoires à leur égard : pratiques tarifaires abusives, horaires inconvenables, etc… Comme si cela ne suffisait pas, d’autres spécialistes – notamment les gynécologues, les dermatologues et même de certains généralistes – sont tout autant coupables d’actes discriminatoires. 

Retrouvez la suite de l’article sur l’assurance VIH dans le nouveau numéro de Garçon Magazine.

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