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Têtu fête son anniversaire dans son dernier numéro

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Têtu
Crédit photo : Têtu

Têtu a fêté son anniversaire dans son dernier numéro, sorti ce mercredi. Les pages du nouveau numéro sont ainsi revenues sur les nombreuses années de combats depuis la création du média. 

D’une importance majeure ! Dans son dernier numéro, Têtu a célébré l’anniversaire de son engagement, cette semaine. Romain Burrel, directeur de publication à Têtu, est revenu sur la genèse de la création du média. “Au départ, Têtu, c’était un peu comme Radio Londres. C’était le seul média qui parlait vraiment des questions homosexuelles”, a-t-il déclaré à l’AFP. “Il n’y avait pas encore la trithérapie contre le VIH, le Pacs n’avait pas encore été voté, et on était loin du mariage pour tous”, précise d’ailleurs Romain Burrel. 

Une longue histoire militante

Lors de sa création en juillet 1995 par Pierre Bergé, Têtu s’adresse d’abord à la communauté gaie et lesbienne. Digne successeur de feu le magazine Gai Pied, Têtu donne la parole aux personnes dans l’ombre et la lumière : artistes undergrounds, icônes de la mode, homosexuels en banlieue, activistes, etc. Douze ans plus tard, le média abandonne son positionnement initial et intègre les autres subcultures de la communauté dans sa couverture médiatique. C’est un succès flamboyant pour le magazine militant.

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Dès 2010, les personnalités LGBTQI+ et ses alliés prennent la parole sur les différents sujets liés à la communauté : coming-out, mariage pour tous, PMA, GPA, etc. Pourtant, la crise des médias vient frapper Têtu de plein fouet qui suspend ses publications en 2014. C’est le drame Dans leur fervent soutien, d’autres médias prennent le flambeau : Garçon, Komitid, MMensuel, Friendly, etc. Finalement, le média militant fait un retour remarqué quatre années plus tard, ce qui ravit la communauté. Aujourd’hui, il continue à faire le plaisir de la communauté.

Le combat continue

Dans ce nouveau numéro, Têtu a fait un parcours sur les nombreux sujets qui animent les revendications aujourd’hui : PMA, GPA, intersectionnalité, transparentalité, etc. Pour cela, il a notamment donné la parole à Aya Nakamura, Bilal Hassani, Nicky Doll, Virginie Despentes et Clément Beaune. De même, le média a mis à l’honneur des témoignages d’activistes peu connus, jeunes et âgés, qui font le militantisme communautaire. Et, car un magazine ne le serait jamais sans, les news et les pages culture continuent à figurer dans les pages. Magnifique !