Thérapies de conversion : les associations sonnent l’alarme

...
Thérapies de conversion

L’Inter-LGBT a publié une tribune sur les thérapies de conversion, mardi 15 décembre. Avec le soutien d’autres associations, elle demande au gouvernement d’agir face à ces pratiques controversées. 

Une urgence ! Dans une tribune, l’Inter-LGBT et d’autres associations ont alerté le gouvernement sur les thérapies de conversion, le 15 décembre. En cause, elles leur demandent de prendre des mesures rapides et efficaces pour encadrer et pénaliser ces pratiques. “[Elles] constituent une violation flagrante des droits à l’intégrité physique et psychique, à la santé et à la libre expression des personnes LGBTI+. Lorsqu’elles sont menées par la force, elles représentent également une violation de l’interdiction de la torture et des mauvais traitements.”, a rappelé l’Inter-LGBT, reprenant le rapport de Victor Madrigal-Borloz, expert indépendant à l’ONU. “Que la question soit enfin prise au sérieux au plus haut sommet de l’État est un signal fort envoyé aux rescapé·e·s ayant subi de graves souffrances psychologiques et physiques durables.”, a-t-elle déclaré. 

Un engagement peu sérieux

Reprenant le manque d’implication du gouvernement, les associations signataires de la tribune ont fait part de leurs inquiétudes. En cause, elles pointent l’inefficacité qu’engendrerait l’inclusion des thérapies de conversion dans le projet de loi “confortant les principes républicains”. “En effet, elles ne concernent pas uniquement les approches confessionnelles, mais également des approches qui se prétendent médicales et sociales. Il existe un véritable danger pour que cette interdiction ne soit, dès lors, pas à la hauteur des risques et des ravages causés.”, précise l’Inter-LGBT. 

A lire aussi : Le gouvernement va présenter son plan pour les LGBTQI+

De fait, le texte de loi ne fait pas l’unanimité chez les opposants aux thérapies de conversion. En tête, la rapporteuse du projet, Laurence Vanceunebrock-Mialon, avait déjà fait part des mêmes inquiétudes. « Laurence Vanceunebrock-Mialon n’a pas souhaité que sa proposition [figure dans le] projet de loi confortant les principes de la République, je le comprends. Je suis attachée à la séparation des pouvoirs et je ne vais pas m’immiscer dans ces débats. En revanche, je la soutiendrai et je lui fais confiance pour trouver le bon chemin.« , a expliqué Elisabeth Moreno, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.

© Alex Guibord/Flickr

Agir immédiatement

En conséquence, les associations signataires souhaitent la présentation d’un projet de loi spécifique à la question des thérapies de conversion. De même, elles demandent que le gouvernement adopte le texte avant la fin du quinquennat présidentiel. “Il est plus qu’urgent que la loi française rattrape son retard et prenne toute la mesure de la réalité, de la gravité et des conséquences dévastatrices des thérapies de conversion.”, conclut la tribune. 

Avatar

FERMER
FERMER