Bloqueurs de puberté

Bloqueurs de puberté : la NHS fait appel de l’interdit judiciaire britannique

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Bloqueurs de puberté
Crédit photo : Getty Images

Au Royaume-Uni, la NHS a fait appel de l’interdiction judiciaire sur les bloqueurs de puberté, mardi 22 décembre. Cette décision intervient après l’adoption de la mesure, au début du mois. 

Le bien-être avant tout ! Au Royaume-Uni, la NHS a usé d’un recours à l’interdit judiciaire sur les bloqueurs de puberté, mardi 22 décembre. En cause, la structure médicale britannique assure que les patient.e.s mineur.e.s sont parfaitement conscients des effets liés à la prise de ces médicaments. “C’est à nous de décider les modalités de l’examen clinique, ensemble et avec nos patients, et si une poursuite des bloqueurs de puberté est dans leurs meilleurs intérêts.”, argumente-t-elle. En conséquence, la NHS utilisera les témoignages des patient.e.s comme preuves à la prochaine audience.

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Début décembre, la Cour de justice britannique a mis en place une mesure visant à interdire les bloqueurs de puberté. Suivant la plainte d’une mère de famille, l’institution a pointé la problématique du consentement pour les personnes entre 14 et 15 ans. En effet, elle met en cause le fait que la prise de ces médicaments peut avoir une incidence sur le long-terme, surtout avec le prise conjointe d’hormones. Conséquence de tout cela, l’ingérence de la justice dans l’accès, sur ordonnance, à ces médicaments, sème le chaos depuis. C’est pour cette raison que la NHS a usé de son droit à faire appel pour reprendre le monopole décisionnel. 

Une poursuite des traitements

Alors que la justice n’a pas encore rendu effective cette mesure, la NHS va donc continuer à prescrire ces médicaments dans les traitements de changement de genre déjà effectifs. “Nous devons prioriser ces patient.e.s dans les soins de nos cliniques endocrinologiques avant ceux des nouveaux patients.”, a justifié l’institution médicale. 

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Dans un tweet publié le même jour, The Good Law Project a soutenu la prise de position de la NHS. En parallèle, l’initiative a pris les devants en lançant une collecte de fonds en ligne pour pallier aux “possibles retours en arrière”. Suivant une réunion administrative, elle va mettre en place des actions concrètes face à l’embargo judiciaire sur les bloqueurs de puberté. 

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