Scènes de films cultes LGBTQI+ : “Le miroir”, Les roseaux sauvages

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Capture d’écran Youtube

Chaque vendredi, (re)découvrez une des scènes de films LGBTQI+ cultes. Après La cage aux folles, Tootsie, et Go Fish, on met aujourd’hui à l’honneur le film « Les roseaux sauvages » avec la scène du miroir.

François – joué par Gaël Morel- Jeune homosexuel de province, peine à trouver ses repères pour s’affirmer. Un soir, ce dernier va succomber au charme de Serge. Il va alors se rendre compte progressivement qu’il préfère les garçons. Or, cela ne sera pas facile à accepter. Dans cette scène du miroir, l’adolescent répète en boucle et à voix haute “Je suis un pédé” devant sa glace. C’est comme une manière pour lui de mieux l’accepter, d’enfin pouvoir se regarder en face.

Pourquoi on aime cette scène ?

Ce que l’on aime tout particulièrement, c’est la manière avec laquelle le personnage répète la phrase « Je suis un pédé », de plus en plus fort et avec de plus en plus de confiance. Nul doute que le jeu d’acteur de Gaël Morel rend cette cène d’autant plus iconique et magnifique. On apprécie aussi le fait que l’on puisse si facilement se retrouver dans le personnage à cet instant précis. Le réalisateur André Téchiné a confié que certains éléments du film étaient entièrement authentiques, dont cette scène du miroir, ce qui la rend encore un peu plus réaliste et touchante. On vit cette scène extrêmement forte et belle à travers le personnage de François qui se force à prononcer ces mots jusqu’à ce qu’ils sonnent justes. Magnifique.

Le pitch du film :

Le film prend place en 1962, dans le Sud-Ouest de la France. Alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, deux adolescents, François et Maïté, se rendent au mariage de Pierre Bartolo, jeune soldat qui épouse une fille du pays pour obtenir une semaine de permission. Ce dernier demande à la mère de Maïté, Madame Alvarez, professeur et militante communiste, de l’aider à déserter, mais elle refuse. Tandis que François découvre son homosexualité dans les bras de Serge, le frère de l’appelé, Henri, un jeune pied-noir tourmenté, intègre leur classe pour obtenir son baccalauréat.
A sa sortie en 1994, cette réalisation rafle 4César : celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario original et du meilleur espoir pour Elodie Bouchez.

(Re)découvrez tout de suite la bande d’annonce de ce film culte :

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