Florence Waxin

Florence Waxin : L’Alimentation, un sujet sensible

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Florence Waxin

Florence Waxin exerce la profession de diététicienne nutritionniste libérale à Paris depuis maintenant plusieurs années. Elle a donc pu constater que les habitudes alimentaires des français étaient loin d’être exemplaires. La diététicienne nutritionniste a accepté de s’entretenir avec Garçon Magazine. 

Diététicienne, nutritionniste, quelle est la différence entre les deux professions, Florence Waxin ? Vous exercez les deux ? En quoi consistent-elles ? 

En tant que diétécienne-nutrionniste je me concentre sur la problématique globale du patient pendant la première séance, qui dure une heure. Je fais le tour de sa vie personnelle, professionnelle, pour ensuite aborder l’aspect alimentaire, afin de répondre à l’objet de la consultation. Chez un médecin nutritionniste, cela peut être plus rapide. Pendant sa consultation, il donne des conseils nutritionnels.  

Depuis que vous pratiquez, qu’avez-vous constaté sur les habitudes alimentaires des français ? Sont-elles de mieux en mieux ou de pire en pire ? 

D’une part, il y a de plus en plus de personnes qui s’orientent vers des régimes alimentaires végétariens ou végétaliens. Bon nombres suppriment aussi les produits laitiers, au profit de boissons végétales, et arrêtent de consommer du gluten. Concernant les deux premiers cas, ces décisions sont souvent dues à des convictions personnelles. Pour d’autres, c’est plus un effet de mode. Si l’on a aucun problème avec le gluten, pourquoi se limiter dans ses choix ?  

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L’objectif est de diversifier son alimentation. C’est la même chose pour les produits laitiers, c’est grâce à eux que l’on couvre nos besoins en calcium notamment. Je conseille au maximum un produit de soja par jour, car ces derniers sont riches en phyto-œstrogènes. J’aiguille vers une diversifications des boissons végétales : amandes, riz… Je suis très frileuse avec les nouvelles tendances quand rien ne justifie des exclusions, je pense qu’il ne faut pas être autant radical. 

Pourquoi vient-on vous voir en priorité ? Des conseils d’alimentation, des troubles alimentaires ? 

Ma patientèle est très diversifiée, cela va du bébé à la personne âgée. Les adolescents rencontrent souvent des problèmes d’image, de poids, et j’ai quelques cas d’anorexies. Chez les jeunes adultes, j’ai constaté que la streetfood a envahi leurs habitudes alimentaires, ainsi que les commandes type Uber Eats. Le problème, c’est qu’ils ne consomment pas forcément de bonnes choses dans de bonnes quantités.  

J’ai aussi beaucoup de patients qui viennent me voir pour des rééquilibrages alimentaires, des maladies chroniques, des gens souffrant d’un mal-être. Certains ont aussi pris du poids durant le confinement par ennui ou par manque d’activité physique. Il y a aussi beaucoup de personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire. La différence est que maintenant, les gens osent parler.  

Il y a-t-il des conseils universels que vous donnez à tous vos clients pour avoir une vie saine et équilibrée ? 

En plus d’une bonne alimentation, l’activité physique est fondamentale dans l’équilibre de vie. Ce qui compte, c’est l’assiette, la vie sociale et professionnelle, mais aussi l’activité physique. C’est quelque chose sur lequel j’insiste énormément. J’essaie d’amener tous mes patients à exercer une activité. Ce peut être de la marche rapide, ce n’est pas forcément du sport en salle. Quand on n’aime pas ça, ce n’est pas la peine de se forcer. Mais c’est fondamental si l’on veut un équilibre de vie parfait.

Avez-vous beaucoup de patients LGBT+ ?  

J’ai beaucoup de couples lesbiens, de plus en plus même, qui viennent me voir. Autant de couples gays que de couples lesbiens. Leurs problématiques sont identiques aux couples bis.

Découvrez la suite de l’interview avec Florence Waxin dans le nouveau numéro de Garçon Magazine.

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