Alexandre

Alexandre, je vois un psy’ et ça me fait du bien

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Alexandre
Crédit photo : Tony Cauville

Pendant sept ans, Alexandre a suivi une thérapie chez un psy’. Cet accompagnement lui a permis de soigner ses blessures. Aujourd’hui, il a pu reprendre sa vie en main, sans dépendre d’un compagnon pour être heureux. Il se confie.

Une nécessité ! Aussi loin qu’il se souvienne, Alexandre a toujours pensé que voir un psychologue ou un psychiatre est synonyme de folie. Pourtant, alors qu’il menait un quotidien “normal” jusqu’à présent, les aléas de la vie le mettent en contact avec ces professionnels à la suite d’une hospitalisation. “Après une rupture amoureuse très douloureuse, j’ai fait une tentative de suicide.”, confie-t-il. Pour le protéger, ses parents l’envoient en institut psychiatrique. “Je n’étais pas fou, c’était juste un mauvais passage dans ma vie.”, réagit-il. C’est alors le gouffre pour lui, le jeune homme les hait sur le moment puisqu’il n’a pu panser les plaies de sa rupture à sa manière. 

Pendant une dizaine de jours, Alexandre côtoie des personnes schizophrènes, bipolaires, etc. “Les antidépresseurs étaient mon quotidien. J’avais un rdv avec un psychiatre tous les deux jours. Et évidemment, je ne faisais rien de mes journées, ce qui est typique dans ce genre d’endroits.”, fustige-t-il. 

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Finalement, après une forte insistance, sa famille signe des papiers pour lui permettre de sortir. De retour dans la vie normale, il continue à suivre respectivement un psychologue et un psychiatre, chaque semaine. “C’était lourd et je n’arrivais pas à comprendre l’intérêt.”, estime-t-il. Pourtant, deux mois plus tard, une nouvelle rencontre amoureuse vient bouleverser sa vie. “J’ai décidé de tout arrêter, rdv médicaux, antidépresseurs, pour essayer de m’en sortir par moi-même”, exprime-t-il. 

Repartir de zéro

Depuis l’été 2020, Alexandre a complètement repris sa vie en main, et pense maintenant à lui, “chose que je ne faisais jamais auparavant”. Pour garantir au mieux ces changements, tout en restant en bonne santé, sexuelle et émotionnelle, il prend l’initiative de rencontrer une psychologue. “La démarche étant différente, je n’y allais pas avec un boulet au pied.”, explique le jeune homme. 

Découvrez la suite du témoignage d’Alexandre dans le nouveau numéro de Garçon Magazine.

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