Turquie

La Turquie s’en prend aux jeunes LGBTQI+

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En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan s’en est pris à la jeunesse LGBTQI+, lundi 1er février. Cette attaque verbale intervient dans le cadre d’une mobilisation contre un recteur haineux.

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Horrible ! Le président de Turquie, Recep Tayyip Erdogan a attaqué verbalement les jeunes LGBTQI+, lundi 1er février. Cette prise de parole réactionnaire intervient alors que le milieu éducatif pointe du doigt les positions anti-LGBTQI+ du gouvernement “Nous allons mener vers l’avenir non pas une jeunesse LGBT, mais une jeunesse digne de l’histoire glorieuse de cette nation.”, a déclaré M. Erdogan lors d’un discours à Ankara destiné aux cadres de son parti islamo-conservateur AKP. “Vous ne faites pas partie de la jeunesse LGBT. Vous n’êtes pas de ces jeunes qui commettent des actes de vandalisme. Au contraire, vous êtes ceux qui réparez les cœurs brisés.”, a-t-il ajouté.

Une “incitation à la haine”

A la demande du ministère de l’intérieur, les forces de l’ordre turques ont interpellé des étudiant.e.s, lundi 1er janvier. Cette action intervient alors que des dizaines d’étudiants ont manifesté pour la démission d’un recteur haineux. “159 personnes qui ont refusé de mettre fin à la manifestation devant le campus de l’Université du Bosphore et qui ont encerclé le rectorat ont été mis en garde à vue.”, a annoncé le bureau du gouverneur d’Istanbul, dans un communiqué de presse. A raison, une vidéo montre l’intervention musclée des policiers pour réprimer la mobilisation. Un hashtag, “Nous n’allons pas fermer les yeux”, a pris place sur Twitter.

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Comme un épisode en cache toujours un autre, les forces de police de Turquie sont également intervenues contre “quatre détraqués LGBT”. Au cours d’une exposition, ces étudiants ont fait face à des accusations de “profanation” d’un lieu sacré, en brandissant un drapeau arc-en-ciel. En soutien avec les quatre personnes interpellées, le personnel de l’université de Bosphore, où ils.elles étudient, a exprimé son soutien, ce qui a permis la libération de deux d’entre eux, “sous conditions”.

Twitter durcit le ton

En pleine polémique nationale, Twitter a pris les devants et a signalé la publication du ministère de l’intérieur turc, Suleyman Soylu. « Devrions-nous tolérer que les déviants LGBT insultent la sainte Kaaba et tentent d’occuper le rectorat ? Bien sûr que non. », avait-il alors écrit. Ce que a quoi le géant des réseaux sociaux a averti l’auteur du post du caractère haineux de ses propos. A ce titre, bien que le tweet va rester visible, aucune personne ne pourra le partager sur ses réseaux. Belle justice !

Pendant ce temps… 

Le gouvernement belge a émis une demande d’expulsion d’un imam turc. En cause, l’homme religieux est accusé d’avoir « diffusé des messages haineux à l’intention de la communauté LGBT » . « Les réactions montrent qu’ils incitent à la haine », a avancé le communiqué officiel du gouvernement. « En tant qu’imam, vous avez une fonction exemplaire, surtout si vous avez déjà obtenu le droit de travailler en Belgique. Quiconque refuse de respecter nos valeurs doit en subir les conséquences. », a expliqué dans un communiqué séparé le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la migration, Sammy Mahdi. En conséquence, la justice va laisser 30 jours à l’imam pour quitter le pays. Elle n’a, en ce sens, pas renouvelé son titre de séjour. Le prévenu a la possibilité d’utiliser son droit de recours.

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