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Être gay en Bulgarie, une vie (pas si) difficile

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Pour beaucoup de Français, les droits LGBTQ en Europe de l’Est restent peu connus. À part certaines actualités liées à l’homophobie en Pologne ou Hongrie, les médias étrangers en parlent rarement. Cependant, être gay n’est pas aussi noir que ça dans ces pays. En Bulgarie, la lutte pour les droits LGBTQ existe depuis quelques années. Très mobilisés, les associations, les acteurs de la culture, et certains médias poussent encore plus loin le pays vers un futur plus inclusif. 

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Comme partout en Europe, être gay n’est pas illégal dans le pays, et ce depuis 1968. Théoriquement, les lois protègent les gens contre toute discrimination liée à leur orientation sexuelle. Cependant, les mariages gays et les PACS n’ont pas de législation, et les couples LGBTQ n’ont pas le droit d’adopter (pourtant des personnes LGBTQ célibataires ont le droit d’adopter un enfant). Côté politique et administratif, il y a beaucoup de travail pour que la loi reconnaisse et protège la communauté. 

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Actuellement, les partis politiques, ainsi que les mairies des grandes villes ne mènent pas des politiques d’inclusivité. Par exemple, aucun des 240 députés du parlement, ne soutient la tenue de la Pride annuelle, ayant lieu en juin. De même au sein de la mairie de Sofia, où la Pride a lieu. Certains groupes politiques, notamment de l’extrême droite, utilisent toujours le concept d’une famille traditionnelle (mère, père, enfant) afin d’empêcher un discours progressif. En Bulgarie, c’est surtout la culture et le milieu associatif qui mènent la lutte pour les droits LGBTQ. 

Porter les couleurs de la communauté

La marche des fiertés, Sofia Pride, est organisée par des associations qui forment un comité de bénévoles s’occupant du déroulement. La manifestation existe depuis 2008, et en 2019, sept mille personnes y ont participé, soit deux fois plus que l’année précédente. Depuis la chute du mur en 1989, la pop culture est l’autre acteur principal dans la lutte pour les droits LGBTQ. Au milieu des années 1990, des artistes de théâtre, de la musique et de la mode, commencent à créer des productions qui présentent une nouvelle esthétique plus fluide, à la frontière entre la virilité et la féminité. 

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Cette inclusion de la culture queer dans la culture pop a aidé à sensibiliser au fur et à mesure la population bulgare. Figure phare de la scène LGBTQ bulgare, Yassen Zgurovski commence sa carrière de DJ et drag queen dans les années 1990. Très engagé pour la communauté LGBTQ, l’artiste bulgare a pu constater les changements dans les mentalités et les politiques.

Découvrez la suite de l’article sur « être gay en Bulgarie » dans le nouveau numéro de Garçon Magazine.

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