La PrEP est là et va faire plein d’heureux

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Mardi 1er juin, jour d’ouverture du mois des fiertés, le ministre de la Santé a annoncé la généralisation de la PrEP. Cette bonne nouvelle intervient après d’années interminables où avoir ce traitement était difficile. 

On l’attendait depuis longtemps, on l’a enfin eu. Pour bien ouvrir le mois des fiertés, Olivier Véran a annoncé la généralisation dans la prescription de la PrEP à tous les services de santé, mardi 1er juin. « Il y a eu trop de délais par rapport à ce que j’avais demandé. Il y a eu un problème de lecture juridique avec le Conseil d’État. », a-t-il reconnu, dans une interview accordée à Têtu. En conséquence, le membre du gouvernement a toutefois tenu bon jusqu’à ce jour, jugeant cette réforme de haute importance. « Ne baissons jamais la garde contre le VIH. », a-t-il écrit sur Twitter, quelques jours avant son application officielle.

Un projet de longue haleine

L’adoption de cette mesure intervient après des mois de débats et de recours. En décembre 2020, période où la communauté LGBTQI+ a célébré la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, le gouvernement a eu pour ambition de mettre en place cette réforme. « Les médecins libéraux [les infirmières et les sages-femmes, aussi] pourront bientôt prescrire la PrEP. C’est l’affaire de quelques semaines. », avait déclaré Olivier Véran lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale. Soit un moyen de rendre ce moyen de se protéger plus accessible.

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Cependant, l’ingérence du Conseil d’État dans cette loi vient contrecarrer les plans de l’exécutif, un mois plus tard. En cause, une contrainte d’e-learning ne permet pas aux autres professionnels de santé d’avoir les mêmes capacités que les médecins spécialistes en VIH. « On avait pourtant signalé au ministère cette erreur de formulation », avait tempêté Aurélien Beaucamp, président d’AIDES, alors interrogé par Têtu. « Cela fait bientôt un an que ce décret doit être publié au Journal Officiel. On nous l’avait promis pour le printemps dernier (en 2020, NDLR) ! », avait-il clamé de plus belle. 

PrEP

Dès lors, la Haute Autorité de Santé (HAS) recourt à l’ANSM, en janvier 2021. L’expertise amène enfin à la situation telle que nous connaissons actuellement. 

Un geste nécessaire

Encore aujourd’hui, seuls 30 000 Français peuvent obtenir la PrEP, principalement des hommes gays et bis. Pour cette raison, sa généralisation entend notamment donner un accès aux travailleur.se.s du sexe, mais aussi aux personnes trans et lesbiennes. « Nous allons pouvoir réduire les files d’attente et les demandes qui ne sont pas pourvues et avoir la possibilité de concerner d’autres professionnels de santé et pas uniquement les spécialistes, », a confié Aurélien Beaucamp, à France Info. Une mesure qui permettra d’élargir la lutte contre le VIH/SIDA grâce à un traitement préventif et protecteur 100% efficace. Et surtout de le diffuser à grande échelle en France, car peu connu.

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