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Mariage pour tous : le « oui » suisse fait le plus grand bien

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Dimanche 26 septembre, la Suisse a voté majoritairement en faveur du mariage pour tous. La réforme, qui vient ainsi conforter le sondage lancé en juin dernier, devrait être définitivement mise en place en juillet 2022.

Il était tant attendu ! La Suisse a dévoilé le résultat du référendum, de 64,1 %, en cette fin de week-end. Outre le mariage pour tous, revendication majeure de la communauté, cette initiative a également concerné l’extension de l’adoption et de la PMA aux couples homosexuels. « C’est donc une nouvelle fessée pour les ultras évangéliques de l’UDF (et leurs alliés à l’UDC et au Centre), qui l’avaient lancé contre la révision du Code civil, approuvée par le Parlement en décembre 2020. », a écrit le média queer, 360°, sur son site. Ce qui donne ainsi une avance supplémentaire du pays sur la France et devrait permettre une remontée dans le classement de l’ILGA (il est en 22e position).

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Les négociations ont réellement commencé, en juin 2021, lorsque le gouvernement suisse a organisé une consultation auprès de la population. Conformément à la situation actuelle, les avis que cette campagne a récoltés ont recensé une véritable volonté d’accorder davantage de droits à la communauté LGBTQI+. « On s’attendait à un débat plus virulent. C’était notre hantise que cela se passe comme en France. », avait soufflé Mehdi Künzle à Têtu. De fil en aiguille, les manifestations pendant le mois des fiertés et, plus récemment, pendant la pride genevoise (en septembre) ont élevé ces trois sujets de revendications. Aujourd’hui, cette mobilisation semble enfin porter ses fruits avec ce sursaut favorable.

Mariage pour tous
Crédit photo : Facebook

Que reste-t-il à acquérir ?

Suivant l’adoption du mariage pour tous, envisagée pour juillet 2022, permettant de garantir ces trois droits, la Suisse réduit l’écart égalitaire qu’il y avait entre les personnes straight et LGBTQI+. En conséquence, le seul bastion à effectuer demeure dans l’ouverture de la GPA. De même, pour être au niveau de la France, le pays doit encore diminuer la période d’abstinence pour donner son sang, de 12 à 3 mois.

La France à la traîne ?

Outre l’élargissement de l’adoption aux couples homosexuels, la Suisse est également en avance sur la France, sur le volet des thérapies de conversion. En effet, une réforme pénalise ces pratiques depuis mai 2016, et ce, alors que le parlement français va seulement débattre autour de cette réforme.

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Enfin, en ce qui concerne le travail du sexe, il connaît un retard majeur comparé au pays limitrophe, puisque ce dernier légalise l’exercice de cette profession au même titre que toutes les autres et possède même une institution qui l’encadre.

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