JOSEPH AGOSTINI MET GRINDR SUR LE DIVAN !

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Joseph Agostini   
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Guillaume Lamort de Gail

                           

Le psychanalyste, auteur d’essais, de romans et de pièces de théâtre, Joseph Agostini se penche sur l’addiction aux applis de rencontre en lançant un concept de performance débat au centre LGBT. Au menu : vingt minutes d’immersion dans Grindr avec le comédien Guillaume Lamort de Gail et un débat sur la dépendance au virtuel avec un psy spécialisé. Rencontre.

D’où vous est venue l’idée de la performance débat ? 

Je m’ennuie souvent dans les séminaires car c’est trop théorique. Je me méfie beaucoup des intellectuels qui s’éloignent du réel pour s’en protéger. J’avais envie de parler cash de l’addiction aux applis puis de réfléchir. La réflexion vient dans un deuxième temps. D’abord, un comédien exprime la pulsion. 

En quoi consiste cette performance ?

Il s’agit de vingt minutes à base de fragments de réalités attrapés sur Grindr, la première appli de rencontres gays au monde. L’excellent Guillaume Lamort de Gail interprète une dizaine de personnages. Il y a le macho sûr de lui qui baise en « scred », le mec uniquement passif qui recherche un mâle alpha, le romantique qui cherche l’amour sur Grindr, l’homme maniéré victime de blocages… J’ai essayé d’aborder tout ce qui se vit sur l’application et qui est souvent tu. 

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Dans la deuxième partie, à qui allez-vous donner la parole ?

Je vais d’abord proposer au public, venu nombreux à la première de Mes vies sur Grindr en janvier 2020, toujours au centre LGBT. La performance est faite pour les bousculer, pour les émouvoir, pour leur faire aborder autrement Grindr. Mais il y aura également des spécialistes, des universitaires et des psychologues membres de PSYgay.e.s dans l’assemblée. 

Pouvez-vous nous présenter cette association ? 

Elle a été créée en 1996 et elle existe pour accueillir les personnes LGBTQIA+ en leur proposant de rencontrer des psys soucieux de les recevoir sans les juger sur leur orientation sexuelle et leur genre. Cela peut paraître le béaba mais la réalité montre qu’il y a encore beaucoup d’homophobie, de biphobie et de transphobie dans les lieux de soins. Nous luttons donc contre ces discriminations révoltantes en nous mobilisant. PSYgay.e.s propose d’ailleurs régulièrement des consultations gratuites au sein même du centre LGBT, qui s’implique avec nous dans ce combat. C’est très important pour nous.