Thérapies de conversion, pourquoi faut-il les pénaliser ?

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Ultime mesure pro-LGBT de l’agenda présidentiel, les thérapies de conversion ont enfin eu le droit à une loi. D’abord adoptée à l’Assemblée nationale, elle est actuellement débattue au Sénat. Mais, que ressort-il concrètement de ces pratiques, qui vont être sanctionnées ? On fait un état des lieux.

Le terme « Thérapies de conversion » apparaît pour la première fois dans les années 1950, aux États-Unis. Dans le milieu médical, familial et religieux, ces démarches effroyables prennent ainsi diverses formes. Exorcisme, tortures, manipulation psychologique, électrochocs, mariages forcés, etc.  

L’objectif de ce recours « barbare » amène à une volonté à réassigner l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Pendant des décennies, il aura cours en France par l’intermédiaire notamment les sectes Torrents de vie et Courage (pour les « dérives sectaires »), sinon de praticiens particuliers. Et ce, jusqu’à aujourd’hui. 

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Longtemps jugée comme une maladie mentale, la France a finalement légalisé l’homosexualité au début des années 1980, sous le mandat de François Mitterrand. Pourtant, ces recours ne s’arrêtent pas pour autant. En conséquence, Jean-Michel Dunand, représentant de Communion Béthanie, subit de multiples thérapies de conversion en raison de son identité gay, et ce à des degrés différents (il témoignera de cette terrible expérience dans un livre puis dans le cadre du documentaire Homothérapies : conversion forcée), une trentaine d’années plus tard. 

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Thérapies de conversion

Un sujet communément français 

Quand le sujet arrive dans les débats politiques, le collectif Rien à guérir, composé de victimes des thérapies de conversion, voit le jour. Dès ce moment, ils se rapprochent conjointement du gouvernement, échangent avec les ministres pour mieux sensibiliser sur cette cause. Contre les dérives sectaires et sur le volet médical, pour être précis. « Nous sommes malheureusement les seuls à avoir une parole publique forte alors que ce problème concerne beaucoup de monde. », a confié Benoît Berthe au cours d’une interview pour Garçon Magazine.

Retrouvez l’intégralité de l’article état des lieux sur les thérapies de conversion dans le nouveau numéro de Garçon Magazine disponible ici.

Plus d’infos :

Retrouvez l’intégralité de l’enquête sur le site de l’Assemblée nationale.