Je suis séropositif et heureux dans ma vie

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Axel, gay et séropositif depuis 2008, a tout pour être heureux : un compagnon, un travail et des enfants. Une vie dont il est fier aujourd’hui et pour laquelle il se confie.

En décembre 2009, alors qu’il se met en couple, pour la première fois, avec un homme, Axel joue cartes sur table en révélant sa séropositivité. Son partenaire père d’une fille de 18 ans, accepte tout de suite la situation. Dès lors, il reprend goût à la vie et jouit de cette romance, jusqu’ici inespérée. Et, cette idylle qui dure devient un engagement marital quand les deux tourtereaux se pacsent. Voyant leur relation grandir plus encore, le frais trentenaire de l’époque parle d’une démarche de coparentalité, abandonné après son diagnostic, à son conjoint. Ce dernier dit oui sans une once d’hésitation. C’est le début d’un sacré projet ! 

De la fondation d’une famille

Vingt ans après la première sollicitation, Axel fait à nouveau appel à sa meilleure amie sur son désir, qui, sans que cela étonne le demandeur, accepte tout de suite. Le volet administratif se passe bien, en dépit des appréhensions (sur la séropositivité notamment, puisque « donneur »). Pourtant, quand la partie pratique arrive, les démarches deviennent plus compliquées. « Avec l’âge elle a dû prendre un traitement hormonal spécifique, des médicaments aussi. », précise-t-il. La méthode artisanale ne marchant pas, ils optent pour une fécondation in vitro. Ils y croient dur comme fer, voient de nombreux spécialistes français… en vain. 

N’abandonnant pas pour autant, tous trois se rendent en Espagne pour engager de nouvelles démarches. « Nous avons été reçus dans une très bonne clinique pour qu’il n’y ait aucun risque, nous comme les futurs bébés. Et là, c’est un succès. », dévoile-t-il. Suivant neuf mois de maternité, ils accueillent non pas un, mais deux enfants, des jumelles pour être précis. C’est une consécration. Aujourd’hui, le couple est heureux avec ses deux filles de quatre ans. Et, à la sortie de la crise sanitaire, il entend aller plus loin en voyageant à nouveau et, pourquoi pas, se marier. En tout cas, on leur souhaite plein de bonheur. 

Encadré : Le message d’Axel : « Je ne sais pas si je suis de bon conseil. Mais, ce que je pourrais dire, c’est de réfléchird’avancer (même si c’était une évidence pour moi) sans se poser trop de questions, s’écouter soi. La vie n’est pas rose, on se met généralement des barrières alors qu’on peut connaître le bonheur. Ce qui est inutile quand il y a de l’amour. J’en suis la preuve incarnée. »