La PrEP, un remède miracle ?

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Garçon News

Depuis sa mise sur le marché en France, la PrEP pour Prophylaxie Pré-exposition est l’outil par excellence afin de prévenirde se protéger contre le VIH. Mais, comme pour tout traitement médical, il a ses bons et ses mauvais côtés. Pour ça, on vous explique tous les tenants et aboutissants de ce traitement.

Prévention sous contrôle médical

Choisir la PrEP comme moyen de prévention contre le VIH nécessitera d’être suivi en permanence par un professionnel de santé. Pour débuter un traitement, deux visites médicales espacées de trois semaines sont préconisées, elles seront accompagnées d’un dépistage complet VIH et infections sexuellement transmissibles (IST) (il serait dangereux de débuter une PrEP en étant déjà séropositif en raison du risque de développement de résistances du virus, ce traitement est également déconseillé en cas de dégradation de la fonction rénale). 

Le suivi devra êtreest trimestriel. Ce qui en soit est bien si cela permet de faire un check-up sexuel régulier. Mais c’est aussi contraignant, tous ceux qui vivent avec une maladie chronique savent ce que cela implique en heures passées en rendez-vous de santé, en attente de résultats d’analyse, sinon en allant à la pharmacie… 

Imprévoyants, s’abstenir

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Utiliser la PrEP c’est nécessairement être discipliné pour suivre correctement son traitement soit tous les jours, soit durant les périodes où l’on sait que l’on va prendre des risques à avoir des rapports sexuels. Les imprévoyants et autres fantaisistes devront se méfier de leur insouciance. Il y a beaucoup des situations où les rapports sexuels entre homosexuels hommes est compliquée sont compliqués, rendant ce recours limite impossible l’utilisation de la PrEP peu adaptée : un jeune qui entre avec incertitude dans ce monde, un mec en couple qui va « voir ailleurs », un père de famille bi qui drague d’une façon impromptue dans les jardins publics, un mature qui ne baise plus quotidiennement beaucoup et ne peut pas se permettre de refuser une belle occasion qui se présente… La sexualité gay est faite d’imprévus, la PrEP exige de la planification et une organisation, elle nécessite que chaque personne soit alerte.

Les effets secondaires à suivre

La PrEP c’est un traitement médical puissant, tout le monde ne le supportera pas de la même manière. Les natures fragiles ou très réactives aux substances chimiques ne pourront pas adopter ce moyen de prévention. Imaginez un passif qui prend la PrEP pour se protéger, mais qui du coup a la diarrhée… Plus sérieusement, il n’y a qu’à  se renseigner via la notice du Truvada® pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un médicament anodin : il y a des contre indications, des effets indésirables et des évolutions sur le long terme à surveiller (là encore les séropositifs pourront expliquer à leurs camarades séronégatifs les précautions qui leur sont préconisées.

Le plus : 

Depuis juin dernier, la prescription de la PrEP a été généralisée dans tous les services de santé. « Il y a eu trop de délais par rapport à ce que j’avais demandé. Il y a eu un problème de lecture juridique avec le Conseil d’État. », a-t-il reconnu, dans une interview accordée à Têtu. En conséquence, le membre du gouvernement a toutefois tenu bon jusqu’à ce jour, jugeant cette réforme de haute importance. « Ne baissons jamais la garde contre le VIH. », a-t-il écrit sur Twitter, quelques jours avant son application officielle.