Court-métrage gay: « Un vrai mec », savante interrogation sur la virilité

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Comme chaque semaine, nous mettons en avant un court-métrage gay. En conséquence, après Marco, le tout dernier métrage traité, on vous présente Un vrai mec de Dominique Preusse, récit poignant qui porte un regard sur les revers liés à la virilité, souvent toxique.

Le pitch de Un vrai mec

Ce court-métrage gay suit la vie percutante d’un jeune homme, dont le nom est tu tout au long. Dans le huis clos qu’incarne sa maison, on découvre tous les tenants de son existence au travers de ses rencontres, qu’elles soient passées, présentes et futures. En cela, il est question de famille, de langue, d’amour, de maladie, de séparation et de performance (sportive et sexuelle). Dès lors, on comprend que toutes thématiques amènent à la définition même de qui il est, en tant que « vrai mec ». Va-t-il donc, dans la finalité, trouver sa voie et sortir de ce prisme viril pour être l’humain qu’il souhaite, en marge des codes ?

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Pourquoi apprécie-t-on ce film ?

Signé Dominique Preusse Un vrai mec explore toutes les facettes de la virilité, dans tout ce qu’il a de bon et de mauvais. Dans un savant recul (physique) en arrière, la performance d’Adrian Lestrat coïncide avec la remise en question des stéréotypes tels qu’on les inculque au sein de la famille, puis dans le milieu éducatif. Sur le volet sexuel, par exemple, la brutalité et la domination doivent être les maîtres-mots de l’homme dans son rapport à l’autre (cf. pissing et pénétration). Dans le cadre de la réunion entre parents et enfants, l’usage de la langue et l’injonction aux attentes relatives au genre prennent aussi leur importance. Mais, à son terme, c’est le dernier mot du vrai mec qui apporte LA raison. Une belle leçon !

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Focus sur une scène : la libération

Au point culminant de ses rencontres, dont la dernière se fait avec une jeune femme, le vrai mec connait son grand tournant. À ce moment, l’antérieur s’arrête pour reprendre son positionnement présent. Le personnage central libère alors toute sa frustration pour s’exprimer tel qu’il est, prendre enfin sa vie en main. Tour à tour, chacun des individus de l’existence du héros quitte les lieux en remettant l’objet qui les y attache, tantôt avec dépit, tantôt avec joie. Dès qu’il se retrouve seul dans son jardin, il souffle pendant un temps, moyen pour lui de se dire qu’il va repartir de zéro.

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Qu’avez-vous pensé de ce court-métrage gay,  Un vrai mec, après visionnage ? Est-ce votre préféré ?