LGBTQIA+ : JOURNÉE MONDIALE CONTRE LES LGBTPHOBIES

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Pride de Tel Aviv

Le 17 mai, c’est la journée où le monde célèbre la communauté LGBTQIA+, ses histoires et ses combats. Ceci tout en rappelant que notre communauté est encore victime de violences physiques et psychologiques. Notre combat est long mais il ne faut pas se décourager. Continuons notre lutte de sensibilisation et d’éducation pour honorer celle des générations précédentes. Mais aussi pour que les générations futures n’aient un jour plus à le faire. 

Pourquoi le 17 mai pour les LGBTQIA+ ? 

Le 17 mai 1990 marque le jour où l’Organisation Mondiale de la Santé (World Health Organization), a retiré l’homosexualité de la Classification Internationale des Maladies. 

C’est donc le 17 mai 2005 que fût célébrée pour la toute première fois, la Journée Mondiale de Lutte contre les LGBTphobies.

Au début, cette journée s’appelait la Journée Mondiale contre l’Homophobie mais au fil des années, cette célébration a évolué, afin de pouvoir inclure l’entièreté de la communauté. 

« Il s’agissait là d’une étape importante. Pourtant, plus de vingt ans plus tard, la stigmatisation et la discrimination contre les homosexuels existent encore. Elles peuvent conduire à un accès limité aux services de santé et à la non-réalisation des objectifs des programmes de santé. »

– Margaret Chan, ex-directrice générale de l’OMS, avril 2011

Les discriminations LGBTIQA+ dans le monde en 2022…

71 juridictions criminalisent les activités sexuelles consenties entre personnes du même sexe dans un cadre privé.

11 juridictions imposent la peine de mort en cas d’activités sexuelles consenties entre personnes du même sexe dans un cadre privé.

15 juridictions criminalisent l’identité de genre et l’expression de personnes transgenres. Tout en utilisant les termes “cross-dressing” ou encore “déguisement et usurpation d’identité” dans les lois.

Les avancées jusqu’en 2022

31 pays ont légalisé le mariage entre personnes du même sexe : l’Argentine, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Danemark, l’Equateur, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Irelande, l’Islande, le Luxembourg, Malte, le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Portugal, l’Espagne, l’Afrique du Sud, la Suède, la Suisse, Taïwan, la Grande-Bretagne, les USA et l’Uruguay. 

Ce qui montre aussi que beaucoup de pays n’ont toujours pas accès à l’égalité dans le mariage.

L’ICD-11 ou la CIM-11 : International Classification of Diseases 11th Revision

Malgré les avancées sociétales et le retrait de l’homosexalité comme étant une maladie dans la CIM-11, cette dernière utilise une terminologie pathologisante pour désigner les variations intersexes. Décrivant ces variations comme des “troubles du développement sexuel”.

Les documents de la Fondation ICD-11 précisent également, ou y associent, des procédures médicales inutiles qui ne répondent pas aux normes des droits de l’Homme documentées par l’OMS et les organismes de surveillance des traités (Morghan Carpenter, IHRA). 

Lire aussi : SOS Homophobie se lève contre les mutilations génitales

Les personnes intersexes sont confrontées à des problèmes de criminalités dans pratiquement tous les aspects de la vie. Allant de la sphère privée, de l’éducation et de l’emploi, aux soins médicaux et à l’accès aux services publics. 

LGBTQIA+ : le rapport 2022 de SOS Homophobie

Pour soutenir les personnes LGBTQIA+, SOS homophobie a mis en ligne sur son site internet, en juin 2021, un nouveau dispositif d’aide aux victimes et d’information. Ce dispositif a pour but d’apporter du soutien sur tous les sujets en lien avec l’orientation sentimentale ou sexuelle et l’identité de genre.

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Cette nouvelle plateforme a pour objectif d’apporter une première réponse aux utilisateurs et utilisatrices, en complément de leur ligne d’écoute, de leur chat’écoute et du formulaire de témoignage en ligne.

Un mot de la présidente de SOS Homophobie, Lucile Jomat 

“Le retour progressif au travail en présentiel après la crise sanitaire s’est accompagné d’une augmentation des témoignages auprès de nos pôles d’écoute. Ce qui démontre une nouvelle fois que le milieu professionnel est, pour nombre de personnes LGBTQIA+, un environnement d’insécurité. 

L’année 2021 fut également marquée par deux avancées tendant vers davantage d’égalité des droits pour les personnes LGBTQIA+. Ainsi, ont été adoptées la loi qui prohibe les thérapies de conversion ainsi que la loi bioéthique, qui a ouvert l’accès à la Procréation médicale assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Cette dernière, attendue depuis près de dix ans, reste encore largement insuffisante. En effet, elle crée une filiation dérogatoire pour les couples de femmes et ne permet pas aux personnes trans d’exercer leurs droits reproductifs une fois leur état civil modifié. 

Au fil des années, la visibilité des personnes trans est de plus en plus importante. 

En 2021, la diffusion du film ‘Petite fille’ ou d’émissions grand public ont été un tournant. Malheureusement, cette visibilité s’est accompagnée d’une hausse des violences transphobes dans tous les contextes de la vie.

Les prises de paroles de personnalités publiques et les débats parlementaires sur les droits des personnes trans ont été et sont encore d’une violence inouïe.

SOS homophobie appelle de ses vœux le président élu à porter les combats contre le sexisme et les discriminations LGBTIphobes, et à présenter et mettre un œuvre un projet ambitieux en ce sens. Les bénévoles de SOS homophobie seront vigilant‧es à ce que les droits des personnes LGBTI ne soient ni oubliés ni atteints par les différents projets de loi, et que leur honneur et leur dignité ne soient jamais mis en cause lors des prises de parole politique.”

-Lucile Jomat, Présidente de SOS Homophobie

Des chiffres relevés par SOS Homophobie…

Les faits de transphobie sont le deuxième type de LGBTIphobie relevé par les pôles d’écoute de SOS Homophobie. Les victimes de transphobie sont d’ailleurs particulièrement jeunes. Ce constat vaut également pour les personnes qui subissent de la lesbophobie et de la biphobie. 

La lesbophobie est encore marquée cette année par la stigmatisation importante des femmes en couple, qui représentent 63 % des cas de violences lesbophobes dans les lieux publics. 

Lire aussi : La lesbophobie : un fléau passé sous silence

Les personnes bisexuelles, invisibilisées et ne se sentant acceptées nulle part, sont 17% à se confier d’un mal-être. Enfin, les violences spécifiquement gayphobes sont davantage perceptibles. Notamment dans les contextes de voisinage, du travail ainsi que de la famille et de l’entourage proche.

LGBTQIA+: le combat continue…

Notre communauté LGBTQIA+ continue de faire face aux discriminations et aux attaques contre nos vies et nos existences.

Nous avons besoin de soutien, plus que jamais, pour en finir avec ce cycle de violence qui prend des vies chaque jour.

Nous avons besoin de soutien pour défendre les droits de notre communauté.

Restons informés, tenons responsables les politiques et les gouvernements qui ignorent les voix les plus vulnérables et continuons à nous battre.