LA VIOLENCE SOUS SILENCE

Bien que la violence conjugale n’épargne pas les couples LGBT, elle est souvent passée sous silence. En l’absence de chiffres officiels et de véritables solutions, le tabou reste entier....

Bien que la violence conjugale n’épargne pas les couples LGBT, elle est souvent passée sous silence. En l’absence de chiffres officiels et de véritables solutions, le tabou reste entier. Lors du Grenelle des violences faites aux femmes au mois de septembre dernier, la Secrétaire d’État Marlène Schiappa a été interpellée par de nombreuses associations pour que le sort des LGBT figure parmi la liste des priorités. Quelles mesures ont été prises ? Quels sont les vrais chiffres ? On vous dit tout.

Dans les médias comme dans les campagnes de sensibilisation, la violence dans les couples LGBT n’est que peu ou jamais abordée. Pourtant les quelques rares chiffres dont on dispose montrent que non seulement cette violence existe, mais qu’elle serait bien plus fréquente encore que chez les hétérosexuels.

Lorsqu’on cherche à creuser c’est toujours le même discours : le problème existe, c’est important d’en parler, mais impossible de mettre la main sur des données concrètes. D’abord parce qu’il n’y a ni chiffres ni études de références sur lesquels s’appuyer pour mieux appréhender la question. Rien ne permet d’établir précisément la situation en France. 

Une absence totale de chiffre

Le problème dans les violences conjugales c’est qu’on les regarde à tort par le prisme femme agressée / homme-agresseur. Il n’y a donc aucune statistique officielle qui permette de mesurer le nombre de personnes LGBT victimes de violences au sein de leur couple. 

En France, seule une étude de l’association AGIR donne un début de réponse. Sur l’année 2014, 11% des gays et lesbiennes, 20% des bis, et 7% des hétérosexuels déclarent avoir subi des violences conjugales.

Selon des chercheurs américains, la violence conjugale serait même le 3e problème de santé chez les homosexuels après le VIH et la consommation de drogue. Difficile de penser que la réalité soit différente en France.

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