Interview – Thomas : « Ça fait vraiment chaud au cœur de savoir que ma personnalité et mon parcours ont pu toucher”

C’était il y a un an. Lors de la diffusion des portraits des participants de la 13e saison de « L’Amour est dans le pré », nous découvrions ce jeune et...

C’était il y a un an. Lors de la diffusion des portraits des participants de la 13e saison de « L’Amour est dans le pré », nous découvrions ce jeune et souriant ostréiculteur. Par la suite, cet automne et durant trois mois, nous avons suivi la quête amoureuse de ce Charentais de 31 ans. Une fois n’est pas coutume, en mettant en avant, pour la deuxième fois en deux ans seulement, un participant gay dans son émission phare, devant plus de quatre millions de téléspectateurs chaque lundi, M6 a joué le jeu de la visibilité de la communauté gay. C’est sans doute l’une des raisons, avec sa personnalité et son parcours, qui ont participé à sa large victoire avec plus de 1 600 voix. Aujourd’hui en couple avec Mehdi, il tire un bilan très positif de sa participation à  l’émission. Dans le nouveau Garçon Magazine , il a accepté de revenir sur cette expérience et ses nouveaux bonheurs. Rencontre.

Par Grégory Ardois-Remaud

D’abord, j’ai envie de te demander, ça fait quoi d’avoir été élu personnalité LGBT+ de l’année ?
C’est une vraie surprise, je ne m’y attendais clairement pas. Il y avait des personnalités incroyables dans ce concours. Ça fait vraiment chaud au cœur de savoir que ma personnalité et mon parcours ont pu toucher. J’ai surtout envie de dire aux lecteurs : merci, merci beaucoup !

Selon toi, qu’est-ce qui les a séduits  ?
C’est compliqué à savoir, mais peut-être mon honnêteté, et qui je suis. Je suis gay, oui. Mais, je suis comme tout le monde.

Revenons sur ton expérience dans « L’Amour est dans le Pré ». Quelle était ta motivation pour participer à cette aventure ?
Beaucoup de choses m’ont fait prendre cette décision. Déjà, le peu de rencontres que je faisais dans ma petite commune. Et puis, j’en avais marre des histoires sans lendemain, c’était épuisant. J’étais las d’être seul. Mon travail me prend énormément de temps. Ce n’est pas simple. J’ai 31 ans, je me sentais bien dans mes baskets, juste malheureux en amour. Et puis, il y a eu une annonce de la production, sur l’un des sites professionnels de mon secteur d’activité. Ils recherchaient un ostréiculteur pour faire l’émission. Je me suis dit que c’était un signe, alors j’ai appelé direct…

Je ne revendique pas le fait d’être un ostréiculteur gay ! Je suis un ostréiculteur comme les autres, tout simplement.

C’est compliqué d’assumer son homosexualité dans le milieu ostréicole ?
Bien sûr, c’est un milieu très masculin. Après, je ne revendique pas le fait d’être un ostréiculteur gay ! Je suis un ostréiculteur comme les autres, tout simplement.

Aujourd’hui, avec le recul, quel bilan dresses-tu de ta participation à l’émission ?
Un bilan hyperpositif. Au-delà de la finalité de l’émission, qui était de rencontrer quelqu’un, j’ai également fait cette démarche pour avancer, à petits pas, vers une reconstruction psychologique après ma dernière histoire qui a duré plus de dix ans. « L’Amour est dans le pré » m’a permis d’être, à nouveau, heureux aujourd’hui.

Retrouvez la suite de l’entretien dans le nouveau numéro de Garçon Magazine disponible chez votre marchand de journaux !

Photos : ©JEAN RANOBRAC

Grégory Ardois-Remaud

Nantais d’origine, le jeune journaliste est un passionné avant tout qui aime s’évader dans le jardinage ou la littérature. Son talent caché ? Il connaît la bio de Louis de Funès sur le bout des doigts.

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