Pleins feux sur « Mes vies sur Grindr »

« Mes vies sur Grindr » lève le voile sur les coulisses d’une application de rencontre. Entre anonymat des utilisateurs, addiction au sexe et recherche de l’amour, une série...

« Mes vies sur Grindr » lève le voile sur les coulisses d’une application de rencontre. Entre anonymat des utilisateurs, addiction au sexe et recherche de l’amour, une série de profils-types et de situations est mise à plat dans une performance authentique. A l’occasion d’une représentation exclusive, le 21 janvier prochain, le scénariste Joseph Agostini a répondu à nos questions.

« Mes vies sur Grindr » est …

Une performance débat. Avant de proposer une réflexion, je veux emmener le public dans une immersion totale ! Immersion totale dans le langage de la pulsion et du sexuel.

Nous voulons questionner le rapport du public à Grindr, proposer un échange au-delà d’un étalage de savoirs universitaires sur l’addiction, faciliter la parole et surtout les délivrer de certains tabous.

Pourquoi Grindr plutôt qu’une autre application ?

En tant que secrétaire de l’association Psygay, regroupant des psys contre l’homophobie, le choix de la première application mondiale de rencontres gays m’a donc paru évident.

Je voulais me pencher sur l’addiction dans la communauté LGBTQ+. Mais, on peut décliner l’idée de la performance débat à d’autres sexualités. Et donc à d’autres applications…

Une anecdote/histoire se cache-t-elle derrière ce projet ?

Un ami prenait des risques inconsidérés en rencontrant des partenaires très nombreux sur Grindr. Il se retrouvait ainsi deux fois par semaine à l’hôpital, affolé à l’idée d’avoir contracté le VIH. Cet affolement m’a donné l’idée de mettre en performance cette addiction.

Comment se démarque-t-il ?

Ce projet est inédit dans la mesure où il mêle le théâtre et la théorie, l’avis d’expert et une vraie performance scenique avec un comédien excellent, capable de jouer une dizaine de personnages. Mes vies sur Grindr est un texte qui je l’espère à de beaux jours devant lui.

Qui entendez-vous sensibiliser ?

Nous aimerions faire se rencontrer les utilisateurs de Grindr et d’autres applications afin qu’ils puissent réagir et débattre dans le cadre de la performance débat.

Un mot/une phrase pour définir le projet ?

Transgressif ! Nous voulons transgresser les codes habituels des conférences débats sur ce thème…

Un mot à adresser aux personnes qui connaîtraient les mêmes choses, illustrées dans le performance de Jeremy ?

Savoir comment utiliser Grindr. Ne pas avoir peur du sexuel mais de son aspect addictif. C’est complètement différent. Aimer cliver le sexe et l’amour, ce n’est pas pathologique ni malsain.

Nous n’avons pas de morale à dispenser à ce sujet . En revanche, l’addiction, c’est à dire le fait d’être esclave d’un outil, doit se soigner.

La question en plus, à Jeremy Flaum : De travailler avec Joseph Agostini est …

Une autre approche au théâtre, très sociologique, par une écriture très incisive. C’est la première fois que je fais une performance suivi d’un débat.

Dans la mise en scène, Joseph Agostini établit « une aire de jeux » mais laisse une grande liberté d’improvisation à l’acteur. J’aime bien travailler comme ça.

Vous pouvez le retrouver sur sa chaîne YouTube, Journal de Roman H

Plus d’infos :

Découvrez la performance-débat Mes vies sur Grindr, événement au cours duquel seront présents le performeur Jeremy Flaum, le scénariste Joseph Agostini, mais aussi le docteur en psychanalyse Alexandre Saint-Jevin, auteur d’une thèse sur Grindr.

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