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Soirée Draguisée, entre strass, bling-bling et paillettes

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Première série française à illustrer avec force le milieu drag, Soirée Draguisée explore une ville rose faite de paillettes, de strass et de paillettes. Un concept haut en couleurs digne d’une réalisation à l’imagination débordante, et de tenancières à la pointe de l’art transformiste. 

Tout un monde (caché) ! A peine Soirée Draguisée commence que nous sommes pleinement immergés dans les rues de Toulouse… comme si nous nous y trouvions. Le récit du narrateur, divinement conté, nous rappelle la parfaite introduction des participant.e.s à The Circle Game France, sur Netflix. Image après image, le panorama sur la ville rose se fait de plus en plus précis… jusqu’à ce que la caméra s’arrête devant un établissement, celui où va se tenir le tant attendu événement des tenancières, Michel “Natachatte” et Cathy “La Catoche”. Une belle mise en abîme sur le milieu drag en perspective !

Une œuvre originale

En véritable produit audiovisuel, Soirée Draguisée compile toutes les belles marques du drag, en France et dans le monde. Dès lors, les apartés, présents dans toute télé-réalité qui se respecte, se retrouvent parfaitement intégrés dans la série-réalité. Pour montrer son amour inaltérable pour Rupaul’s Drag Race, la signature d’Alyssa Edwards, une des participantes, imprègne Natachatte. Ce qui est là un sacré hommage à une figure éminente de la communauté queer. 

A lire aussi : Soirée Draguisée : décryptage de la série-réalité

Impliquées dans les préparatifs de la première soirée draguisée, novatrice à Toulouse, Natachatte et La Catoche décorent le bar à l’image de leur conception du drag. Ce qui constitue là une réelle volonté des tenancières à démocratiser cet art, encore à l’état de “bébé”. Et c’est justement ce terme que s’approprie, avec brio, la future drag mother pour fonder sa propre famille et s’émanciper de Ramona, celle qui lui a tout appris. A commencer par Jordy “Gaga Queen”, il va recruter des babies drag, épisode après épisode : Kaara, Evil, Clita, Oscura, Piapia, Blanka, etc. Une bien belle famille en perspective… ou presque.

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Crédit photo : Gabin Fueyo

Amour, gloire… et trahison

A la façon des sitcoms du siècle dernier et des télé-réalités du moment présent, Soirée Draguisée nous offre une belle focalisation sur des « drama » queens, espionnes de la première heure, sinon hypocrites et machiavéliques. De ce cocktail explosif, le résultat, fulgurant entre tous, nous donne un monde où “Hélène (et les garçons) rencontre le père Noel est une ordure au pays des merveilles”. Et ce, épisode après épisode, au coeur de l’histoire ou en plein cliffhanger. Incroyable !  

Plus d’infos :

Pour suivre l’intégralité de Soirée Draguisée, ça se passe ici.

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