Zaz nous parle de son nouvel album « Effet miroir »

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Déjà trois ans que l’on n’avait plus entendu la voix si particulière de la chanteuse que les critiques faciles n’ont souvent pas épargné. Au cours de cette période, l’artiste de 38 ans en a profité pour aller à la rencontre de son public à travers le monde, créer un festival musical et citoyen et préparer son troisième album, Effet miroir, qui vient de paraître. Un disque, entre douceur et passion, révélant les multiples facettes, les plus intimes, d’une femme engagée qui apprend désormais à se respecter. En plein marathon promotionnel, l’interprète du mythique Je veux a accepté de nous accorder quelques minutes pour mieux se raconter en toute franchise et liberté.

Propos recueillis par Grégory ARDOIS-REMAUD

©Yann Orhan

Déjà comment allez-vous ?
Ça va ! Je suis un peu speed avec la promo !

Justement, comment se sent-on après la sortie d’un album sur lequel on a travaillé pendant des mois ? Angoissée ?
Il fallait que ça sorte ! Je suis super-excitée. Et puis, il me tarde de retrouver le public avec la tournée prévue de février à décembre.

Vous avez fait une pause pendant trois ans. Le besoin de prendre du recul pour retrouver l’envie ?
Je n’ai pas fait de pause. Depuis sept ans, je ne me suis pas arrêtée. Les gens ne m’ont pas vue parce que j’ai tourné partout dans le monde… Et puis, pendant un an, je n’ai pas fait de scène. J’avais besoin de vivre et de me nourrir d’autre chose. Quand tu es plein, tu ne peux plus te remplir. Mais j’ai fait plein de choses : j’ai voyagé, fait de la production et j’ai continué le festival en Ardèche [Festival de Crussol, crée par la chanteuse en 2017].

Ce festival se décrit comme « musical et citoyen ». Selon vous, être artiste c’est forcément être engagé ?
Non, ce n’est pas être artiste, c’est être moi. Donc, avant tout, un humain qui a envie d’arrêter de râler après le monde et qui veut être engagé.

Vous l’avez toujours été ?
J’ai besoin de faire surtout ! Si les choses ne me plaisent pas, au lieu de râler, je préfère changer ce que je peux avec les outils que j’ai. La notoriété est un super outil. Ça ouvre des portes, ça met en lumière des gens.

Je reviens à l’album, il est varié avec des tons très différents…
Oui, c’est l’effet miroir, il a plein de facettes. Ça passe du rock à la pop, en passant par la valse. Il y a moins de swing que dans les premiers. Pour ceux qui ne me connaissent pas, oui, ça peut être surprenant, mais pas pour ceux qui viennent me voir sur scène. Ceux qui seront surpris sont juste ceux qui auront l’image de Je veux dans la tête. […]

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Grégory Ardois-Remaud

Nantais d’origine, le jeune journaliste est un passionné avant tout qui aime s’évader dans le jardinage ou la littérature. Son talent caché ? Il connaît la bio de Louis de Funès sur le bout des doigts.