Reims : un homme viole et tue une femme trans

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A Evry, la police a interpellé un homme originaire du Congo, jeudi 15 avril, pour meurtre à caractère transphobe. Une semaine plus tôt, le demandeur d’asile a violé et tué une femme trans de 50 ans, à Reims. 

Reims

Glaçant ! Jeudi 15 avril, les forces de l’ordre ont arrêté un jeune réfugié congolais de 27 ans, Jean-Paul Isaki, à Evry pour crime à caractère transphobe. « On a affaire à quelqu’un qui en veut aux travestis et aux transsexuels (sic). D’où la question de l’homosexualité latente de l’accusé qui se transforme en agressivité. », a estimé le procureur de la République, Mathieu Bourrette, lors d’une conférence de presse. 

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Pendant l’interrogatoire, le demandeur d’asile a reconnu l’intégralité des faits auxquels il fait face : vol, escroquerie, meurtre… Sans omettre de détails, il a expliqué comment il est entré en relation avec la victime, à savoir une escroquerie pour un faux-chèque de 500 euros, alibi vite rejeté par le procureur de la République par absence de preuve avérée. Aujourd’hui en détention préventive à Evry, le congolais attend son jugement, qui devrait se tenir à Reims.

Un déversement de haine

Le 7 avril dernier, le résident congolais a violé la victime, une jeune intérimaire de 50 ans, avant de la frapper avec des ciseaux. Pour supprimer toute trace du meurtre, il a mis le feu à l’appartement de la femme trans. Suivant une maîtrise des flammes par les pompiers, les policiers ont retrouvé la quinquagénaire nue, ses vêtements et cheveux ont été découpés, ce qui semble instruire la volonté à “masculiniser” la femme trans. La victime présentait également 14 plaies au cou et aux cervicales.

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Sans antécédents judiciaires, le demandeur d’asile n’en est pourtant pas à son coup d’essai. En 2019, il a été mis en examen pour une tentative de meurtre à l’encontre d’une escort-girl transgenre, survenue deux ans plus tôt. Le réfugié congolais attend encore son jugement aujourd’hui, une information judiciaire étant en cours. 

Reims

Des Rémois en deuil

Ce week-end, le président de l’association LGBT Reims Exæquo, Samuel Tarcy, a exprimé “[sa] colère et [son] indignation face à ce crime LGBTphobe”. “Notre communauté locale, déjà si éprouvée dans sa recherche de place dans la société, se voit aujourd’hui craindre pour l’intégrité de sa personne, au pas de sa porte. Cet événement tragique nous rappelle, encore une fois, que nos luttes ne font pas partie de l’histoire, mais sont bien actuelles”, a-t-il déploré, dans un communiqué de presse. Outre un hommage à la victime, l’activiste envisage un rassemblement de colère et d’indignation, samedi 24 avril, à 10h, place Saint-Thomas, dans la métropole… sous réserve d’autorisation préfectorale.